Une grande rêveuse

Des petites choses que j'aimerais bien dire à quelqu'un

vendredi 30 novembre

Disponibilité

fontaine5Je l'ai déjà écrit :
Quelque part j'ai gardé en moi une part de jeunesse ou de disponibilité que sais-je ? Je suis toujours partante, toujours d'accord.

Attends je te reprends, j'ai un double appel... déjeuner ? euh rappelle moi dans trois semaines, ce sera plus cool... Un samedi soir, oh la non impossible, tous mes samedis sont pris jusqu'en juin 2008.

Ça ne vous énerve pas vous ?
En plus on dirait qu'il y en a certains à qui ça fait plaisir de montrer qu'ils sont débordés, charrette (faudra qu'on m'explique un jour l'origine de ce mot barbare !!)

Bien sûr on a pas toujours le choix... Pourtant je persiste à penser que c'est une question de caractère...

Une ancienne amie était débordée alors qu'elle n'avait qu'une seule fille. D'ailleurs je plaignais la pauvre gamine, elle était toujours sur son dos !

Laurent mon ami d'enfance a un travail très prenant, une famille. Pourtant je le connais assez pour savoir qu'il n'était déjà jamais disponible à 18 ans... Et je sais aussi qu'il peut brasser de l'air sans le savoir et être en retard après...

Ma soeur Camomille a quatre enfants, elle est débordée... Mais elle a toujours été comme ça, même jeune fille. Avec un planning très serré, même pour faire des courses en ville, un vrai parcours du combattant, pressing 14 h, coiffeur 14 h 15...

Qui n'a pas connu de ces gens débordés au travail ?  Mais quand on les observe attentivement, on note un manque d'organisation évident, et un vrai plaisir à se dire débordé...

On a pas toujours le choix, la preuve, moi aussi il m'est arrivé dans le travail de subir une vraie pression, qui faisait que j'y pensais même en rentrant chez moi... Ça n'a pas duré, heureusement...
J'aurais fait quoi sinon ? N'importe quoi pour y échapper !

Ce n'est pas mon caractère d'être débordée, on est toujours un peu ce que l'on fait. Le hasard n'existe pas et ceux qui choisissent un travail très prenants, sont déjà des gens débordés dans leur vie privée...

Disponible... Avoir de la place pour l'imprévu. Pouvoir dire "oui bien sûr je suis libre". Toujours partante et pas besoin de vérifier mon agenda de 2008.

Disponible aussi pour les autres, pour mes filles. Si elles ont besoin de parler, j'oublierais le ménage, les corvées, voire je bouleverserais le planning. Tant pis pour le bourguignon on se contentera d'une pizza surgelée, ou on sortira si ça leur remonte le moral...

Et puis ça me semble plus agréable d'être accueilli par une personne souriante et détendue que par une boule de nerf qui n'accorde pas un regard... Le foyer c'est la personne qui l'habite qui le fait.

Et prendre le temps de rêver... Et prendre le temps... Rien de plus stressant que les éternels stressés qui ont à peine une minute pour poser leur fesses, se brûlent en buvant leur café...
D'ailleurs ma soeur m'épuise, un vrai ouragan, quand elle débarque chez ma mère alors que nous prenons le thé en papotant, nous la regardons arriver, tourner, virer, parler très vite, et repartir... L'ouragan est parti, elle a dit quoi au fait ?
J'ai le souvenir d'un petit copain éphémère qui m'avait gâché mon petit déjeuner, tant il était speed...

Je ne supporte pas les freins à la spontanéïté... Vous avez envie d'appeler quelqu'un pour papoter et on vous répond : non demain plutôt... Sauf que demain je n'aurais peut-être plus envie...

Ado je croyais encore qu'on peut changer les gens... Je faisais la leçon au copain toujours en retard, me moquait de l'organisation de la copine débordée, insistait auprès de celle qui n'était jamais libre....

Maintenant je reconnais de loin les gens débordés, jamais disponibles. Et je les fuis...

Pas le même rythme, pas la même vision de la vie...

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mardi 27 novembre

le petit rayon de soleil

colline_automne_by_louisianneJe suis une optimiste.

Un coup de blues, une période noire, et c'est toujours mon optimisme qui prend le dessus. Bien sûr il n'y a pas que ça, je suis aussi une battante... Bien sûr il y a les optimistes et il y a les candides, voire les autruches... Mais ce n'est pas mon propos, juste l'optimisme...

Dans un de ses livres Francesco Alberoni parlent des optimistes. Je n'ai pas son talent, mais je vais essayer de résumer...

Un groupe de personnes se lancent dans une grande aventure... Faire le tour du monde en bateau, créer une entreprise, gagner la coupe du monde, peu importe. Dans ce groupe il y a forcément des optimistes et des pessimistes...

[ Les rigolus et les tristus.... C'était une BD mais je dois être la seule à m'en souvenir ]

Il y a des moments difficiles, des moments de vrais galère... Des moments où l'on croit que tout est perdu... Le bateau va couler, l'entreprise aussi, la coupe on ne l'aura pas...

Les optimistes (ou le seul optimiste qui sait) dit aux autres : courage, ça va aller, on va s'en sortir, on va y arriver etc...
Et ça marche ! Ils gagnent, ils réalisent leurs projets.

Francesco Alberoni dit que si ça marche, c'est parce que les éléments de la réussite, que l'optimiste a vu, étaient déjà là... Les autres ne les ont pas vu tout bêtement... L'optimiste n'a pas de baguette magique, il a vu le petit rayon de soleil...

Pourquoi je dis le rayon de soleil ? Parce là la bouteille à moitié pleine ça paraît beaucoup ! Être le seul à voir un rayon de soleil, c'est autre chose qu'une bouteille !

Plus jeune et impatiente, il y avait des choses que je ne supportais pas : comme perdre du temps, comme une soirée ratée, comme une corvée (la visite annuelle à la vieille tante qui a le menton qui pique).

Et puis avec le temps j'ai appris à voir le petit rayon de soleil... Oui il y a toujours du positif partout !

Le film complètement nul qui fait regretter d'avoir payer sa place de ciné, il y a toujours une phrase que je retiens, ou une scène géniale...

Le livre que je n'ai pas pu achever, non sans une certaine culpabilité... C'était avant Comme un roman de Daniel Pennac qui m'a déculpabilisée (le droit de ne pas finir un livre !). Une petite phrase ou autre chose, la liste des autres romans de l'auteur (qui seront peut-être mieux) ou au contraire le fait de l'éviter à l'avenir, c'est toujours ça de pris !

Dans les soirées ratées... Ça peut être aussi une phrase entendue, le titre d'un film que l'on a noté, ou un numéro de téléphone échangé... Parfois c'est juste un immeuble, un arbre, un point de vue que je note mentalement et je me promets de revenir avec mon apn...

Et dans le pire des cas, il y a toujours le retour pour me consoler... Être dans ma voiture, rouler dans la nuit, en écoutant la musique que j'aime et me disant "chouette c'est fini, vivement que je sois sous la couette" ou "chouette demain c'est dimanche je ne me lève pas..."

C'est déjà bien... C'est la liberté tout bêtement après une corvée...

Et dans le cas où je ne rentre pas seule, et bien se défouler avec quelqu'un ! Ça peut être le petit rayon de soleil, surtout avec mes filles promptes à rire, voire à en rajouter une couche dans la dérision !

- c'était nul ! quelle soirée de m... ! Yavait rien à bouffer ! je vous laisse imaginer la suite !

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mardi 20 novembre

Apprivoiser la ville (partie 2)

pont_ville

Dans l'Auberge espagnole, au début du film, le héros parle de la première rue qu'il voit en arrivant à Barcelone. Je me souviens plus du texte exact, mais il dit que cette rue paraît étrangère et que quelques années plus tard, il l'aura parcouru cent fois, il la connaîtra par coeur, elle fera partie de son décor, de sa vie...

J'ai déjà ressenti cette sensation... Arriver dans une ville inconnue, se sentir un peu perdue. Arriver par le mauvais côté de la ville, la zone industrielle, le côté le plus moche. Avoir choisi le mauvais quartier, le mauvais resto. Et puis si un jour on revient, que l'on a apprivoisé la ville, on n'oubliera jamais cette première rue...

Ma ville, celle où je suis née, (pas celle où j'habite, beaucoup plus petite) je la connais par coeur. Rares sont les noms de rues que l'on peut me citer qui me laisseraient perplexe. Je sais toujours dans quel quartier est la rue, comment y aller. Un jour je me demandais, comment j'avais su tout ça, j'avais bien du commencer petite par ma propre rue et celle de mon école... Comment en étais-je arrivée à connaître par coeur les 6 grands quartiers de ma ville ?

J'ai du l'apprivoiser...

Grande-ville-du-Sud me fait un peu peur encore, sûrement parce que je ne l'ai pas apprivoisée. Je dis même à mes filles : "si je gagne au loto demain, je m'achète un appartement et j'y vais souvent, mais je l'apprivoise avant d'y aller définitivement"...

La première fois qu'Athéna m'y a emmenée, elle ne m'a fait visiter que les boutiques... Cela dit ce n'est pas un détail, je ne pourrais pas vivre dans une ville sans boutiques !
Mais il me reste les monuments...

Bien sûr à chaque fois nous n'étions pas dans les meilleures conditions.... 2 heures de route pour y parvenir (en partant de notre lieu de vacances) donc fatigue, un après midi à tuer, en tournant en rond sous un soleil de plomb, et le soir un match... puis retour...

Les choses se sont arrangées quand Athéna a connu Martin, son appartement étant bien pratique pour une pose coca entre deux boutiques... Puis j'ai appris...
Les astuces pour se garer pas trop loin du centre, sur une place gratuite, les rues à voir, celles à éviter... Je commence à savoir dire les noms des quartiers, à dire "tiens mais je reconnais là !".

Mes filles y vont bien plus souvent que moi, en train en partant de Petite-ville-du-sud ou de Paris, et se font inviter à dormir chez des copains.

J'ai prévu l'été prochain d'y réserver une chambre à l'hôtel afin de profiter des soirées sans la perspective de la route du retour.

Mais à la Toussaint, Artémis a réussi à me faire rester plus tard, j'ai aimé la nuit, les lumières, les bars et restaurants, sans la foule de Paris... Animée sans trop l'être, Grande-ville-du-Sud...

Petit à petit, été après été, j'apprivoise Grande-ville-du-Sud.

Jusqu'au jour où je m'y sentirais vraiment chez moi, comme si j'y étais née et je ne pourrais plus m'en passer !

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lundi 19 novembre

Apprivoiser la ville (partie 1)

ville_by_louisianneJ'ai un rêve depuis longtemps... Partir vivre au soleil, partir vivre dans le Sud...J'aime Paris, j'aime l'île de France... Mais le soleil, ça manque vraiment...

J'y pensais déjà quand j'étais jeune fille... Mais sans plus. Une fois mariée avec un homme du Sud, qui m'a suivie à Paris, parce que c'est là qu'il y a du travail, nous y pensions aussi. Sauf que nous n'avions pas du tout les mêmes idées... Lui rêvait de vivre en pleine campagne, moi je n'envisageais la vie que dans Grande-ville-du-Sud. On ne se refait pas ! La campagne, j'en ai beaucoup parlé , oui mais pas pour y vivre...

Du coup l'idée est tombée à l'eau... J'y ai pensé également quand je me suis retrouvée seule. Mais c'est à ce moment là que les obstacles majeurs se sont présentés :

Tout d'abord, je travaille à Paris et c'est quasi impossible de travailler ailleurs. On peut toujours rêvé en lisant sur l'intranet les propositions de postes à Clermont Ferrand ou à Poitiers, (pas du tout ce que je veux), et même si par miracle, je suis élue, j'y perdrais des primes conséquentes... L'argent ce n'est pas tout, on peut être rêveuse et réaliste !

Côté amis, je l'ai dit, je ne laisserais personne derrière moi. Mais il y a la tribu, surtout ma vieille maman veuve aujourd'hui... La famille ce n'est pas idéal, pas parfait... Mais ils sont là. Le samedi, je vais faire les boutiques en faisant un arrêt chez ma maman, où je croise mes soeurs, je dis bonjour à mon frère qui habite au dessus de maman. Il y a toujours des repas d'anniversaires, des invitations, ou un prétexte quelconque pour passer les uns chez les autres :
- tu m'a rendu la saison 1 de Prison Break, tu n'as pas un sac de couchage à me prêter ?
Et pas plus tard qu'hier chez mon frère : "Artémis peut dormir chez vous lundi soir ? Elle n'aura pas de problèmes de train pour aller en cours, puisqu'elle est au lycée dans votre ville !"

Alors bien sûr m'imaginer dans une ville si ensoleillée soit-elle, seule sans amis, et en plus sans famille ! C'est dur !

Lorsque qu'Athéna a connu son Martin, un homme du Sud (tout le portrait de sa mère) et que je me suis ruinée en billets de TGV (elle descendait ou il montait), elle me mettait une pression incroyable pour qu'on déménage pour Grande-ville-du-Sud. En totale révolte contre la famille, elle l'accusait de tous les maux, me disant que je pouvais très bien me passer de ma famille de m...
Je lui expliquais en long et large et en travers, les problèmes du travail, ma peur de la solitude, sans compter que c'est plus facile de partir en début d'année scolaire etc...
Elle me disait que je n'essayais même pas !
Puis le temps passant, elle me menaça régulièrement de partir seule. J'en étais malade et lui disait que dans ce cas, je ferais tout pour la rejoindre. Mais finalement c'est Martin qui est venu, parce qu'il s'est mis à aimer de plus en plus Paris et à se dire que finalement le travail ici, c'est pas plus mal. Du coup Martin monte à Paris rejoindre sa belle Athéna (qui fait tout comme sa mère hihi !)

Le calme revient, et la donne change. Artémis il y a peu disait comme sa soeur que Paris is nul, que le Sud is better, que vraiment peut-on vivre ici et comment j'avais eu l'outrecuidance de les faire naître dans le gris... etc...
Mais voilà qu'Artémis se met à sortir à découvrir les boutiques, les discothèques, les patinoires, les bars, à constaster qu'elle a plus de chance que ses potes du Sud (surtout ceux qui habitent en pleine campagne et ne peuvent rien faire sans mobylette).
Donc même si le rêve reste un rêve, pour le moment, Artémis est bien à Paris, et bien en vacances dans le Sud. Et tout au long de l'année, elle part en week-end dans Grand-ville-du-Sud, ou Petite-ville-du-Sud, celle qui est plus proche de notre maison de vacances. Du coup je me ruine en billets de TGV ou Corail.

Mais moins contrariante que sa soeur, elle me dit que si je pars, pas de problèmes, elle viendra en vacances à Paris régulièrment. Je pourrais toujours me ruiner en billets de TGV...

En juin Laurent m'a demandé pourquoi je n'ai pas déménagé pour le Sud. Si il y a quelques années j'aurais frémi à l'idée de mettre autant de kilomètres entre lui et moi, là je me suis dit : "même si j'habitais sur Mars, il trouverait un moyen de venir me voir"...

Cet été Gaël m'a demandé pourquoi je ne descends pas dans le Sud, puisque je suis du Sud... Ce qui dans sa bouche est un vrai compliment...

Et en ce moment en temps de grève, je rêve de plus en plus...

Le rêve deviendra peut-être réalité ou restera un rêve... Mais en attendant j'apprivoise la ville...

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jeudi 15 novembre

La jalousie

sapin_louisianneJ'ai lu un jour que la jalousie est le baromètre de l'amour !
Pas faux ! on ne se refait pas. Si je ne suis plus jalouse, c'est que la cause est perdue !
Et j'aurais tendance à me méfier de quelqu'un qui n'est pas jaloux du tout !
Je dirais qu'il en faut un petit soupçon, une pincée ! Et que l'on sache l'exprimer avec élégance et humour ! Quel challenge !

J'ai tort ? Peut-être, mais ne me lynchez pas tout de suite !

Honte à moi je suis une jalouse ! Cependant je mérite l'indulgence de la blogosphère ! Parce que

  • Je ne fais plus de scène depuis mes 15 ans (je suis une jalouse rentrée)
  • Je le suis surtout dans les débuts d'histoire (quand je suis dans l'ambivalence)
  • Je ne fais pas les poches !

Bien sûr ça ne sert pas à grand chose ! Lorsque le danger est vraiment là,  nous avons des antennes. Et là, la scène s'impose ! Non mais !

Baromètre oui mais pas preuve d'amour...

Entre le vrai jaloux qui sort son fusil pour trucider l'amant et l'infidèle, (ou la vraie jalouse qui empoisonne l'infidèle et la maîtresse, les femmes n'emploient pas les mêmes armes) et le pas jaloux du tout, il y a des nuances.... nombreuses !

Je me souviens encore, je devais avoir 18 ans, des grands parents d'un ami. Ils faisaient tous les deux des courses à la supérette du coin. Le papy (75 ans) baratinait caissières, vendeuses, clientes. La mamie (70 ans) verte de jalousie passait son temps à le surveiller, et à demander d'un air affolé à son petit fils :

- où il est encore ? Surveille le ! Je ne peux pas tout faire !

Ça m'avait amusée, je me disais "non mais elle croit vraiment qu'on va lui piquer son mari ?"
J'étais jeune, j'avais tort ! Il n'y a pas d'âge !

Ce qu'on oublie un peu trop facilement c'est que la jalousie n'est pas une affaire de jeunesse ! Bien au contraire le, la jaloux(se) verra son défaut empirer en vieillissant ! Comme tous les défauts, dixit mon vieux médecin d'enfance !

J'en ai connu deux. Le premier j'étais jeune, et c'était juste une histoire d'été. J'étais en vacances, il travaillait la semaine. Le week-end quand il revenait, il regardait le compteur de ma voiture pour voir où j'étais allée. Ridicule, car j'ai toujours aimé prendre la voiture juste pour le plaisir de rouler (et à l'époque c'est bien connu, l'essence était gratuite !)

Le deuxième était plus gênant puisque je vivais avec lui. Avec lui impossible de s'amuser...
Un jour au mariage d'une amie il avait battu un tel record, que je me demande encore pourquoi je ne l'ai pas quitté ce jour là ! Je l'ai fait plus tard, ouf !

Il s'appelait Eric, et j'en parle un peu . D'ailleurs je parle de lui à propos de sa jalousie.

Donc je suis invitée avec lui au mariage de Roselyne, mon amie de l'époque, et je suis d'ailleurs son témoin. Je suis allée souvent chez elle, dans sa famille en Dordogne, je connais donc sa famille, mais aussi quelques amis. C'est le vin d'honneur. Jean Luc, le mari d'une amie me parle. Eric se met à me parler en même temps, pour me dire une chose ô combien passionnante (il a relevé ses manches de chemise parce qu'il fait chaud). Je jette un oeil aux dites manches et je continue à dialoguer avec Jean-Luc. Je suis bien élevée moi, je ne vais pas lui couper la parole pour dire une ânerie à mon mec mal élevé !

Dans la voiture beaucoup plus tard, il me dit qu'il ne supporte pas mon attitude, le fait que je lui réponde à peine quand il parle. Comme du temps a passé depuis l'évenement, je lui demande de qui il parle, avec qui je parlais et je dis : "tu parles de Jean-Luc ?".
- Ah parce que tu connais déjà son prénom ?
Je lui explique que oui je le connaissais avant le mariage, qu'il est très marié avec une copine de Roselyne et que lui est très mal élevé et que je suis restée polie !

Ensuite j'aurais quelques réflexions parce que le frère de Roselyne me parle, mais là il a compris que je le connaissais aussi !

Puis vient la soirée. Pour m'accaparer sans doute, il veut danser la valse. Mais il ne sait pas danser. Alors j'arrête bien vite le massacre. Je n'ai pas envie de donner un cours, là, tout de suite. Mais un copain m'invite et lui il danse bien !
Ensuite j'ai droit à une scène : j'ai fait exprès de danser mal avec lui et de danser bien avec l'autre !

Là je l'ai emmené dehors et je lui ai reproché de me gâcher le mariage de mon amie. Il s'est calmé.

Après j'ai réussi à éviter les trop jaloux !
J'ai surtout compris que la jalousie (à ce niveau là je précise bien) n'est pas une preuve d'amour... Il s'agit du problème d'une personne qui manque de confiance en elle et agira toujours comme ça, quelque que soit son ou sa partenaire, et quels que soient ses sentiments. Tant il est vrai que l'on peut ressentir de la jalousie envers une personne que l'on aime pas forcément.

J'ai connu une collègue qui vivait l'enfer. Elle avait 35 ans, pas spécialement jolie. Aurait-elle voulu l'être qu'elle n'aurait pas pu. Son mari lui interdisait le coiffeur, d'acheter des vêtements, même de remplacer ses dents cassées. Totalement soumise, elle ne protestait pas. Elle travaillait dans un bureau de 6 femmes. Toutes tentaient de la faire réagir. Comme si le fait de l'enlaidir ne suffisait pas, il la surveillait. Téléphonait pour voir si elle était bien au bureau, à l'heure pile où elle devait être là, ne la laissait pas sortir seule.

Athéna a connu un jaloux. Toute jeune elle en était flattée. Je lui ai fait remarquer que la jalousie servait d'alibi à ce garçon pour "casser la gueule" à tous ceux qui la regardaient (ou plus exactement menacer de le faire). Qu'il la considérait comme sa propriété, mais que si il avait été plus attentif, il aurait pu lui accorder sa confiance. Car où est la confiance si la jalousie dure, une fois qu'on connaît l'autre ?

Et comme je lui ai dit à lui et aux suivants : Ma fille est la plus belle (et c'est un peu pour ça que tu l'as choisie non ? ) elle n'est pas responsable du fait d'être regardée !
Non mais !

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mardi 13 novembre

Artémis

oreille_ane_by_louisianneTu me dis que tu déprimes, que tu n'aimes pas ta vie...
Que tu n'es heureuse que quand tu sors, quand tu vas danser avec tes copines, que tu n'es heureuse que le week-end.

Tu as 17 ans, tu es la plus belle. Quand je te vois rire et te préparer le vendredi soir avec tes copines, te maquiller, essayer mille fringues. Quand je te vois danser la tecktonik, souple et féline, quelle chance tu n'as jamais eu de problèmes de poids !

J'ai du mal à y croire, et pourtant j'ai été ado aussi, je sais qu'on peut rire, s'amuser et se sentir mal à l'intérieur. Tu me dis que tu veux essayer les antidépresseurs, que les psys ne servent à rien, qu'ils n'ont pas de baguette magique.

Je te réponds que tu n'es pas dépressive, tu es anxieuse, pessimiste, avec des périodes noires et des périodes bleues. Je te connais, dès que tu es fatiguée ou malade, tu vois tout en noir. Mais tu réponds que je n'y connais rien.

Tu dis que tu es consciente de ta chance, que tu sais que tes copines n'ont pas une mère aussi cool, n'ont pas une armoire aussi pleine. Mais tu m'en veux de t'avoir inscrite dans un lycée privé, méchante mère qui veut que sa fille travaille, méchante mère qui sait très bien qu'il faut te surveiller, t'encadrer. Je ne te dis pas que si je veux que tu travailles, c'est parce que je m'inquiète pour ton avenir, mais que je n'ai jamais voulu faire de mes filles des bêtes à concours, je veux juste qu'elles soient bien dans leur peau.

Je te dis que la vie ne peut pas être une fête perpétuelle, que l'été n'aurait aucun intérêt sans l'hiver, que les vacances n'auraient plus de charme si on ne travaillait pas. Je te dis qu'il y a sûrement des choses que tu aimes dans ton quotidien, des choses plus simples, moins trépidantes que tes week-ends.

Je ne te dis pas que ta déprime me fait mal, parce que je fais tout pour tu sois heureuse. Ta déprime me fait mal parce que je me demande si j'ai fait quelque chose de travers...
Culpabilité de la mère qui élève seule ses enfants et se demande ce que peut faire le manque de père, même si leur père, elles le voient.

Parfois je me dis que j'échangerais bien tes soucis contre le miens, ta place contre la mienne ! Et pourtant moi aussi je me demande maintenant comment j'ai pu autant me torturer l'âme quand j'étais jeune pour des broutilles, alors que si j'avais connu l'avenir, j'aurais su qu'il n'était pas si mal que ça !

Je me rappelle avoir dit la même chose à mon père un jour, en vacances : je n'aime pas le jour, je n'aime que m'amuser la nuit et si il n'y avait pas ça à quoi bon vivre ?
Je lui avais fait tellement de peine, que je n'en ai jamais reparlé... J'ai grandi et trouvé d'autres plaisirs plus simples...

Je ne te dis pas que même si j'ai de bons souvenirs de ma jeunesse, elle n'a pas été si dense que la tienne, je ne suis jamais autant sortie, je n'ai pas eu autant d'amis !

Toi tu ne connais pas l'avenir, mais moi je le connais ! Tu n'as pas de problèmes pour plaire, même si tu t'inventes des complexes. Tu ne seras jamais seule car tu es généreuse, tolérante, sans une once de jalousie envers tes amis. Tu aimes ta famille, la proche (Athéna et moi) comme la plus lointaine, cousins et cousines, tu n'es pas en rébellion contre les traditions familiales comme Athéna.
Tu as du mal pour le moment à exprimer tes sentiments, tu te crois mal aimée ou pas aimée du tout, mais tu apprendras tout cela. Tu es hyper sensible donc attentive aux autres.
Tu es intéressante, car secrète, mystérieuse, tu fais partie de ces gens qui ne dévoilent pas tout au premier instant, mais qui donnent envie de les connaître mieux. La plupart des gens ne voient rien, mais ceux qui t'aiment, t'aiment pour la vie.
Tu es attachante et tu ne le sais pas. Et tu auras une belle vie, car tu as du coeur.

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vendredi 09 novembre

Souvenir de toussaint

Toussaint_018

Mon souvenir d'été, je pensais le revoir en été. J'aurais une robe légère, je serais bronzée et j'aurais l'esprit léger. Et puis après j'aviserais. Il me dira quelque chose, et je verrais ce que j'ai envie de répondre. Ou alors il ne me dira rien.

Seulement voilà ce n'est pas Louisianne qui décide, c'est le destin, ce vieux farceur !
C'est la Toussaint, il fait froid, je n'ai pas de robe légère, mais un gros manteau. Je vais faire un tour au marché et je vois Marc... et sa femme. Je dis bonjour à sa femme en premier, elle me dit qu'elle m'a aperçue au supermarché mais qu'elle n'était pas sûre que c'était moi. Puis elle s'éloigne aussitôt pour parler à quelqu'un d'autre me laissant seule avec Marc.  Elle n'a jamais essayé de me connaître, ni de me parler.

Nous nous retrouvons face à face à parler. De la difficulté de chauffer les maisons en pierre du pays, de nos enfants. Les siens qui s'ennuient à la campagne, les miennes qui s'amusent bien car elles ont plein de copains ici. Il me regarde tout de même intensément. Je suis gênée, mais je pense que ça ne se voit pas. Comme dans un film défilent devant mes yeux, les images de cet été, le mur de l'église en pierre, la nuit d'été, jusqu'à la robe que je portais ce soir là. Je me surprend à fixer ses lèvres, signe indéniable chez moi, à le trouver beau, à le détailler comme il le fait aussi.

Cela m'agace un peu tout ça. De se parler comme avant, alors que ce n'est pas comme avant, car entre temps il y a eu cet été. J'ai l'impression de faire des mondanités : pire de me moquer complètement de ce qu'il raconte... Lui aussi sans doute. Puis je finis par m'éloigner, à bientôt, à Pâques peut-être ?

Ensuite je n'y repense plus. J'étais un peu gênée mais pas troublée. Et puis je n'ai personne à qui en parler, alors je passe à autre chose.

Puis de retour chez moi, j'appelle Gaël, mon nouvel ami, il raconte ses vacances, je raconte les miennes, et puis bien sûr je dis : "devine qui j'ai vu ?". Il était aux premières loges cet été, et m'avait demandé plusieurs fois ensuite si j'avais revu Marc, si j'y pensais quelquefois.

Je lui ai raconté, il riait, m'a demandé si j'étais stressée (non ce n'est pas le mot) si la présence de sa femme me gênait, (pas vraiment puisqu'elle m'ignore et ce n'est pas la première fois que je discute avec Marc).

Je lui ai dit que j'aurais préféré le voir seul à seule et être fixée... Il m'a dit : "plutôt que de discuter comme des gamins". À mon tour de rire : "c'est toi le gamin, Gaël, attends un peu de rencontrer ta prochaine copine que je rigole !"

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jeudi 08 novembre

La timidité

arbre_rouge_louisianneLa timidité, nous sommes bien peu à y échapper. Au moins pendant l'enfance. Passé 4 ans, l'enfant prend conscience du regard des autres, donc devient timide.

J'ai deux soeurs et un frère. Ma soeur Camomille est la seule sur les quatre à n'avoir jamais connu la timidité, dès le berceau elle se faisait remarquer par ses hurlements. Et n'a guère changé ! Il est rare qu'elle passe inaperçue où qu'elle aille ! Enfant on avait pas besoin de la prier pour jouer dans la pièce de théâtre de fin d'année. Quand à moi, la timide, j'étais encore plus gênée d'être à côté d'un énergumène qui se faisait remarquer, voire gênée pour elle !
Du côté de mes filles, Athéna a toujours été plus sociable, plus à l'aise avec les adultes qu'Artémis. Mais elle n'en était pas moins timide dans certaine circonstances.

Certain ont la chance de se débarrasser de la timidité à l'adolescence, d'autre non. Je ne faisais pas partie des chanceux. J'ai l'impression qu'aujourd'hui les ados s'en débarrassent plus facilement, ils sont de la génération de la décontraction.

La timidité bouffe la vie, coupe les ailes. J'ai de la personnalité,hélas ça ne se voyait pas ! J'avais des choses à dire mais je ne le disais pas. J'étais là, dans le décor, sûrement inintéressante au possible, et j'écrivais pour me défouler !

Longtemps j'ai repensé à ces années sphinx, en me rejouant certaines scènes où j'aurais été débarrassée de ma timidité.
Je repense à certains événements où j'ai presque honte de moi, par exemple mes séjours en Angleterre, où je me demande si mon silence gêné n'était pas presque impoli !

Je regrette aussi d'être passée à côté de certains adultes : parents d'amis ou prof par peur de leur parler ou même de leur répondre ! Dans la famille ce n'est pas grave : il arrive un âge où on a plus peur de parler à ses oncles et tantes, où on les appelle par leur prénom, on est sur un pied d'égalité ! À ce propos ma soeur et moi (ayant eu les premières des enfants) avons refusé que nos enfants emploient des tata, tonton, tatie, car c'est trop difficile de se débarrasser de cette habitude à l'âge adulte !

Il y a aussi les petites choses sans importance, mais vexantes : se faire avoir dans un magasin, ne pas oser réclamer etc.

Et pourtant la timidité a peut-être des avantages ! Mais si !

N'avez vous jamais rencontré de ces timides qui à peine se sentent-ils à l'aise qu'ils deviennent agressifs, critiques, montrent leur sale caractère.

La timidité va de pair avec l'adolescence. À l'âge de l'intolérance, de la critique facile, à l'âge où le caractère est entier, peut-être la timidité est elle un rempart utile.

L'âge de la rébellion, celui où on dit "jamais je ne serrerai la main à un serpent" (J'adore cette expression). Quand on dit à qui veut bien l'entendre que Machin on va lui faire une tête au carré, lui dire ses quatre vérités, le remettre à sa place, se venger...

Parfois je me dis qu'il y a des choses que j'ai bien fait de ne pas dire, de ne pas faire. Je me serais fait des ennemis (passe encore) mais j'aurais sûrement fait souffrir aussi !

Quand la timidité disparaît enfin, on a pris un peu de bouteille. Et on a plus besoin de rempart !

Posté par louisianne à 17:05 - Ça m'interpelle - Commentaires [11] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mercredi 07 novembre

Les petits béguins

Les petites béguins

Les vraies histoires d’amour on sait ce que c’est. On sait les reconnaître.

Mais il y en a d’autres. Des histoires qui arrivent entre temps…

Des mots qu’on emploie moins souvent aujourd’hui…

Béguin, toquade, s’enticher de quelqu’un….

Ça arrive souvent quand on est une grande rêveuse.


Parfois c’est une personne qui ne se doute de rien… Un collègue, un chef, un voisin, un commerçant. Tu es troublée, tu te sens toute drôle. Tu as peur que ça se voit. Tu te fais la leçon, tu te traites d’idiote, tu te trouves ridicule. Mais rien n’y fait. Tu y penses tout le temps… Comme dans la chanson de Jean-Jacques Golmann, "et tu cherches à la croiser, t’as 15 ans soudain".


Parfois c’est quelqu’un qu’on connaît un peu. Dans la famille, dans un groupe d’amis pour une raison quelconque…

Tu fais avec lui des choses sans importance.. . Faire voiture commune, des courses pour un pot, tout autre chose.
Il t’aime bien. Mais toi tu es troublée. Des choses sans importance mais pour toi c’est important.
Un coup au cœur quand tu le vois. Les jambes qui flageolent. Pour toi c’est important, tu es contente de faire ces choses qui te permettent d’être seule avec lui. Il t’aime bien alors tu guettes le moindre geste, le moindre mot. Tout ce qui vient de lui et qui est gentil te transporte au 7ème ciel.

Là aussi tu as 15 ans, tu vois réapparaître des complexes d’ados : oui il m’aime bien, mais sûrement que je ne suis pas assez jolie pour qu’il ait envie d’autre chose…

Et puis un jour le petit béguin s’arrête. Soit parce que les circonstances font que tu ne le vois plus. Et tu t’étonnes de l’oublier si vite. Soit parce que tu te lasses, tu réalises qu’il ne passera jamais rien, en fait tu le savais depuis le début… Soit parce qu’il te déçoit, tu as été aveugle. Soit parce que tu passes à un autre…

Et si tu continues de le voir, tu le verras changer : il t’en veut un peu de lui avoir enlevé ton admiration… Il ne se doutait de rien, tu crois vraiment ?

Ça arrive souvent quand on est une grande rêveuse…


Ça arrive même à celles qui sont déjà amoureuses

Ça arrive peut-être aux hommes qui sait ?

Peut-être avons nous besoin de ces petits béguins, peut-être qu’ils nous aident à vivre !

Posté par louisianne à 08:00 - État d'âme - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

lundi 05 novembre

L'âge ou comment sauter une année

8...9

Quand on est petit on voudrait être grand ! Pas moi je n'étais pas pressée
Mon papa m'embêtait quand il disait : "tu es dans ta onzième année"
- tu m'embêtes papa, j'ai 10 ans, jusqu'au jour de mon anniversaire !

Un jour Athéna m'a dit : c'est quoi le truc qu'il dit grand père pour vieillir les gens ? C'était l'époque où elle voulait paraître plus vieille !

Pas moi ! À 16 ans je n'avais pas envie d'en paraître 17 ! Je faisais plus jeune que Camomille, ma cadette de 3 ans. Mes copains me le disaient :
- je croyais que c'était elle l'aînée... Puis ils rajoutaient : "plus tard tu seras contente de paraître plus jeune qu'elle" alors que je m'en moquais complètement !

De toutes façons maintenant on croit que Cédric (5 ans de moins que moi) est mon grand frère, c'est sûr le début de calvitie ça ne rajeunit pas !

Et puis un jour on a des enfants... Mon âge j'y pense moins, je compte en années enfants... Les anniversaires ceux de mes filles, c'est bien, mais le mien !  Je suis contente qu'on me dise bon anniversaire, mais ce n'est pas grave si je ne souffle pas de bougies en famille !

J'ai fait une fête pour mes 30 ans, mais après basta, si j'ai envie de faire des fêtes, ce sera pour autre chose, mais plus pour fêter mon âge... D'ailleurs souvent je dois réfléchir, nous sommes en 200* donc j'ai ou j'aurais cet âge là...

Ce n'est pas par coquetterie mais ça m'énerve que les gens veuillent toujours savoir votre âge !
Quoi vous voyez pas ce que je suis  ?
Je suis une femme qui a des filles ados. Je ne suis plus une jeune fille, pas encore une grand-mère, je suis dans une tranche d'âge, voilà.... Ça change quoi de savoir mon âge ?

Une ouvrière de 30 ans a été agressée, cette mère de famille de 45 ans travaille chez x... Cet auteur de 60 ans nous présente son livre...
C'est vrai que c'est important ! Mère de famille, ça ne suffit pas, jeune femme, femme, il y a bien des moyens de situer les choses, non ?

Camomille un jour se fait interviewer dans son quartier, alors qu'elle se promène avec son fils, par le journal local sur le tri sélectif... Et sa photo parait dans le journal : Camomille 35 ans ! Elle dit "tout le quartier va savoir mon âge !"
Ah oui c'est vrai que ça change tout ! On la photographie avec son fils, à quoi cela servait-il d'ajouter son âge ?

Et puis j'ai sauté une année... Je ne sais comment... pendant deux ans j'ai dit que j'avais 42 ans...

J'ai dit ou j'ai pensé probablement, parce que je ne dis pas mon âge tous les jours !

Ça aurait pu être un chiffre fatidique ! Dans le genre j'ai 40 ans, ça me plaît bien, c'est tout rond, donc je vais le dire pendant x années !

Non c'est tombé comme ça... La veille de mon anniversaire, Athéna me dit : mais maman tu vas avoir 44, pas 43 ! Et je suis tombée des nues...
J'ai sauté une année comme d'autres sautent une classe !

Mais quand j'y réfléchis bien, je pense qu'effectivement, un an c'est trop court, ça change tout le temps !

Je vote pour qu'on change d'âge tous les deux ans... ou plus pourquoi pas ?

Posté par louisianne à 08:00 - Ça m'interpelle - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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