Une grande rêveuse

Des petites choses que j'aimerais bien dire à quelqu'un

jeudi 28 février

Roselyne (partie 5)

Alors que la fille de Roselyne avait environ 3 ans, nous somme allés ma petite famille et moi passer un week-end chez eux...

Je remarquais que Roselyne couvait énormément sa fille, pour ne pas dire qu'elle était énormément sur son dos... Résultat, malgré sa petite différence d'âge avec Artémis, on aurait dit qu'elles avaient 3 ans d'écart. Artémis étant plus bavarde, plus dégourdie, plus malicieuse aussi (pour les bêtises)...
Malheureusement Roselyne tomba malade le premier jour après la plage. Ce qui fait que nous nous sommes ennuyés à mourir le lendemain. J'étais la seule à parler entre mon mari qui n'avait rien à dire au mari de Roselyne (et pour cause) et le mari de Roselyne très mal à l'aise, tentant désespérément de forcer sa nature profonde, c'est à dire de communiquer...

J'avais déjà du insister auprès de mon mari pour ce week-end, il n'y en eut pas d'autres...

Les années passent. Vient la période où je divorce... Je vais mal, j'écris de longues lettres à Roselyne qui ne  répond pas, ou si peu : une carte pour mon anniversaire et le jour de l'an, mais sans jamais raconter quoi que ce soit... Elle vient parfois en stage à Paris, mais nous ne sommes jamais seules. Il y a toujours Didou (chez qui elle dort) et souvent Damien. Entre temps, elle suit son mari qui est muté plus au Sud encore.

Roselyne avec une seule fille est toujours débordée, n'a jamais de temps pour venir nous voir ou m'inviter chez elle, alors que Didou qui s'impose beaucoup plus (elle voyage beaucoup et passe souvent par le Sud) est reçue régulièrement...
Il m'est arrivé d'appeler Roselyne. Mais c'était tout à fait le sketch de Florence Foresti : elle parlait à sa fille en même temps et m'écoutait à peine.

Puis un jour je vais mieux. Je ne réponds pas à la carte de voeu de Roselyne... Celle ci s'étonne et s'en plaint à Didou (ce n'est pas mon genre). Je lui écrit alors une longue lettre pour lui dire que j'ai fini ma traversée du désert... D'elle qui était loin je n'attendais qu'une lettre de temps en temps. Je suis lasse de ses silences, de ses absences, la distance est une chose, mais étant la seule à faire des efforts, je jette l'éponge...

Didou est totalement catastrophée par la nouvelle, (elle ne s'est jamais fachée avec personne). J'ai des nouvelles de Roselyne par Didou de loin en loin... Mais quand Roselyne passe par Paris je ne suis pas là.
Didou sait juste qu'elle n'est pas vraiment heureuse avec son mari, mais qu'elle ne fait rien pour changer quoi que ce soit. Elle trouve sa fille très bébé, Roselyne est toujours sur son dos.

Quand je perds mon papa, Roselyne m'écrit. Ça me parait normal et je m'y attendais.

Puis un jour je reçois pour mon anniversaire une carte très longue, pour une fois ! Elle me demande pardon pour son absence, pardon pour son silence. J'accepte de pardonner bien sûr !

Un jour elle est venue à Paris. Nous devions déjeuner le midi ensemble, avec Damien et Didou. Cela faisait des années que je ne l'avais pas vue. Mais comme toujours Roselyne était trop agitée.
Nous étions dans un self à Paris, beaucoup de monde, peu de place. Je parlais avec Damien (plutôt calme comme moi). Didou s'agite, appelle Roselyne toutes les 30 secondes, dit que la place n'était pas bien, à cause d'un courant d'air, et part à la recherche d'une autre. Imperturbables, nous continuons à parler. Jusqu'à ce que Didou vienne nous chercher, elle a trouvé une place ailleurs. Damien et moi nous déplacons en râlant, c'est limite si on avait pas envie de dire : c'est bon, lâche nous, on mange, reviens plus tard !
Mais la place, (qu'elle a cru naïvement réserver avec son plateau) a été squattée bien sûr, il n'y a plus que 2 places... Nous nous installons de nouveau Damien et moi, laissant Didou manger seule plus loin. À force de s'agiter, elle trouve enfin une table de 4 et heureusement nous avons fini de manger... Et nous re-déménageons !

Roselyne arrive enfin... en retard, Didou va la chercher, lui montrer où est le self. Damien et moi continuons à parler...
Et oui ! Les non stressés n'aiment pas trop les stressés, au point de les gommer du paysage !
Quand Roselyne s'assoit à table enfin c'est pour manger à toute vitesse en nous racontant sa matinée agitée qui justifie son retard...
Du coup on se quitte rapidement, elle est déçue de n'avoir pas eu de temps avec nous, et moi fatiguée de toute cette agitation...
Et je ne la reverrais plus, à part quelque lettres... Jusqu'à cette année au mois de janvier où nous allons pour la première fois depuis des siècles nous voir seules.

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lundi 25 février

Roselyne (partie 4)

J'assistais  donc au mariage de mon amie dans le Sud.. Ensuite elle fut mutée à La Rochelle, tandis que son mari restait à Paris en attendant sa mutation aussi.
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Nous nous écrivions de longues lettres, mais il était difficile de "parler vrai"... Parler d'une future maison, de projets, de tout de rien... Elle ne disait rien de son mari, ni en bien, ni en mal....
Elle nous invita à dîner lors d'un week-end à Paris... Son mari parlait très peu, était plus que timide, timoré. Une énorme difficulté à communiquer, même si nous tentions de le mettre à l'aise... Intelligent peut-être, mais tout ce que nous savions de lui, nous le savions par Roselyne... Et moi j'avais du mal à imaginer qu'elle ne s'ennuie pas à mourir avec lui !

Puis un jour elle m'écrit pour me dire qu'elle est amoureuse... d'un autre homme rencontré dans son travail... Elle me raconte tout en me suppliant de ne pas la juger... Cela tombe au moment où je me sépare de celui avec qui je vis et où je retourne chez mes parents...

Elle admire mon courage, admire ma force... Elle a toujours admiré ma capacité à mettre fin à une histoire bancale, alors que ça n'a rien d'extraordinaire et que dans la 95 % des cas, les femmes prennent l'initiative de la séparation...

Un autre week-end elle m'invite de nouveau à déjeuner, et réussit à éloigner son mari qui nous laisse faire la vaisselle entre filles...
Roselyne est complètement paniquée ! Il faut que je le quitte ! Que vais-je faire ?
- pas grave !  tu t'es trompée et alors ?
- facile pour toi ! Moi je suis mariée !
- mais vous n'avez pas d'enfants, et pas encore de maison en commun !
- mais je n'ai pas ta force moi, je ne peux pas ! Il faut que mon Jules divorce lui aussi !

Le Jules en question avait une femme, une fille ado, une maison et freinait des 4 fers... D'accord pour les 5 à 7, pas pour le reste... Roselyne attendait tout de lui, Roselyne avait peur d'être seule...

Nous continuons à nous écrire. Son mari la voit bien s'éloigner, mais il met cela sur le compte de la vie séparée, du fait que la mutation se fait attendre...

Puis un jour il est enfin muté... La vie devient plus difficile pour Roselyne...
Mensonges, secrets, sans compter sa réputation au bureau où les choses se savent très vite... Elle et son mari sont censés essayer de faire un enfant... Sauf qu'elle a repris la pilule en secret... À l'époque on n'avait pas encore entendu parler du S*da... Le seule moyen de contraception était donc la pilule...

Mais mais... Elle commence à se lasser du Jules qui n'a aucune envie de quitter ses pantoufles... Et pour couronner le tout, elle attrape un machin qui ne s'attrape que dans certaines circonstances... L'amant refuse de se soigner, il n'y croit pas, et il se moque pas mal de filer ça à sa femme, quel gentleman !

Roselyne arrive à jongler pour se soigner et éviter de refiler le cadeau à son mari... Mais du coup c'est beaucoup moins romantique les histoires illégitimes ! Elle quitte son 5 à 7...

Le temps passe nous nous voyons moins... C'est mon tour de ma marier, d'avoir mes filles... Le temps passe vite, on a moins de temps, d'autres choses à raconter... Roselyne vient de temps en temps à Paris... J'ai déjà deux filles, elle se bat pour avoir un bébé... C'est sa nouvelle obsession. Elle ne vit plus... Même si elle me dit dans ses lettres "notre union tranquille, notre couple sans histoire"...

Sans histoire, sans passion...

Un jour nous allons mon mari et moi passer un week-end chez Roselyne... Ce jour là je comprends sans doute mieux comment ils fonctionnent... Roselyne râle, le secoue, l'engueule, il marche à la baguette, ne moufte pas... Finalement elle a peut-être trouvé quelqu'un qui ne la quittera pas à cause de son caractère !

Roseylne et son mari ont enfin une fille. Un an de moins qu'Artémis. À partir de ce moment, Roselyne sera tellement débordée que nos relations se distendront encore....

Posté par louisianne à 14:47 - Le passé - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

vendredi 22 février

Roselyne (partie 3)

Toussaint_23Je ne vis pas Christian, le grand amour de Roselyne dans les meilleures conditions... Il paraît qu'il avait grossi !

En fait je le vis très peu. Roselyne le rejoignit et ils s'installèrent à une table. Malheureusement Christian croisa un ami d'enfance pas vu depuis des années, accompagné d'un autre copain. Je les vis tous les 4 à une table. Christian à côté de Roselyne, les deux autres en face. Christian et les autres parlaient. Roselyne a fait la tête toute la soirée...
Bien sûr je comprenais sa déception... Bien sûr Christian aurait pu abréger les retrouvailles et proposer un autre rendez-vous à son copain... Mais voilà il arrive qu'une soirée ne se déroule pas comme dans les rêves...

Elle aurait du au contraire parler, participer, être gaie...

Attention je ne dis pas que je suis parfaite, la preuve : j'aurais été parfaitement capable de faire comme elle plus jeune... Sauf qu'un jour on se dit qu'il faut tirer parti de toutes les situations !
Le petit rayon de soleil

C'est ainsi qu'un jour j'ai été invitée par un ex qui avait eu la mauvaise idée de m'emmener dans un resto où il connaissait tout le monde. Et il avait eu la faiblesse d'accepter un "vieux pote" à la table. Il s'attendait à un scandale de ma part (moi je ne boude pas j'ouvre ma g*) vu qu'il m'avait connue jeune et vindicative...
Et bien non ! Je me suis montrée gaie, j'ai parlé...
Bien sûr je n'étais pas raide dingue de cet ex... En tout cas le copain m'avait trouvé charmante et du coup l'ex était flatté...

Cette histoire m'était arrivée avant les retrouvailles de Roselyne et Christian... Raison pour laquelle j'ai pu donner des conseils idiots à Roselyne, je me mettais à la place de Christian, il devait avoir l'impression de traîner un boulet...
Elle n'apprécie pas mes critiques... Et pourtant ! Je me suis retenue de lui dire : "mais c'est toi qui gâches tout à chaque fois !"
Christian ne chercha pas à la revoir ensuite...

Un jour Roselyne apprend par sa cousine que Christian va se marier. Sa cousine est la meilleure amie de la future épouse.

Le temps passe. Damien rencontre sa future femme, je rencontre quelqu'un aussi. Puis à son tour Roselyne nous présente son élu... Un gentil garçon présenté par un copain. Plutôt timoré, sans vraie personnalité... Que fait-elle avec lui ?
Roselyne a obtenu sa mutation pour le Sud, Damien va repartir dans l'Est, il s'est marié...  Je quitte mes parents pour vivre en couple...
Quand je pose de questions à Roselyne, elle reste laconique : il faut bien que je me marie...

Je secoue la tête, agacée... Elle m'avait dit un jour "si je ne trouve pas le bon j'épouserais un gentil garçon qui m'aime"...

- Ben oui pourquoi pas un mariage arrangé pendant qu'on y est ! Tu as demandé à tes parents s'ils n'ont pas un fils de riche propriétaire terrien à te présenter ?

Roselyne n'écouta pas les conseils qu'elle ne m'avait pas demandé... Pas rancunière elle me choisit même comme témoin de leur union !

Posté par louisianne à 12:00 - Le passé - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Deux fois taguée !

Je n'ai plus le choix !

  • Mettre le lien de la personne qui tague : Gentille sorcière et Mme Toutlemonde !

  • Mettre le règlement sur votre blog

  • Mentionner 6 habitudes ou tics non importants sur vous même

  • Taguer 6 personnes dans votre billet en mettant leur lien  et Aller les avertir directement sur leur blog

Ben non vous m'excuserez de ne pas suivre les règles jusqu'au bout ! Mais je suis pas très "tag" moi, même si certains sont amusants, je veux bien jouer le jeu mais pas "taguer" d'autres personnes... Chacun est libre de faire ce qu'il veut dedans son blog !
Alors je tague ceux qui ont envie de jouer ! Hihi !

Mes tics ou habitudes non importants :

1 - Une fois que je suis prête à partir le matin, je bois un café ! (alors que j'ai déjeuné au saut du lit)

2 - Je dors avec un fauve en peluche

3 - J'ai un petit carnet où je note des mots ou des expressions qui me plaisent

  4 - Je fais une liste de livres à lire, de films à voir, mais je m'en souviens rarement une fois dans les rayons du magasin

  5 - Je chante tout le temps... Je dois me surveiller dans les transports, parce que même les "hum hum hum" très discrets faisaient se retourner les gens...

  6 - J'ai plein de rituels avant certain actes, je plante le décor ! j'appelle ça "cérémonial douche, cérémonial vernis à ongles, cérémonial sommeil"

Posté par louisianne à 11:31 - Mes lubies - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

jeudi 21 février

Roselyne (partie 2)

point_de_croixJe partageais avec Roselyne un goût pour la musique, la lecture, les sorties, un appétit de vivre du sans doute à la jeunesse...

Mais mais... Je suis plutôt facile à vivre... Roselyne râlait sans cesse, se plaignait tout le temps... Il pleuvait et elle avait des chaussures à talons, il y avait du vent et elle avait un brushing, il fallait attendre et elle n'aimait pas ça...

De plus elle faisait partie de ces gens peu dégourdis que j'ai décrit en parlant de mon manque de patience à leur égard (là).
Jamais de monnaie pour le vestiaire, d'ailleurs elle s'est trompée de sac à main et n'a pas non plus sa carte orange. Me demande "c'est combien, on fait la queue où" alors que je viens d'arriver comme elle etc...

Sûrement que je supportais ça plus facilement à l'époque... Ou plus exactement elle a été le "contre modèle" qui m'a fait repérer les gens peu dégourdis à des km pour mieux les fuir ensuite Hihi !

Mais ce n'était pas le pire ! Plutôt jolie, mignonne, comme la plupart d'entre nous, en tout cas jamais remarquée pour sa laideur, elle souffrait d'un complexe particulièrement pénible.
Vouloir trop plaire c'est le plaisir des moches dit Renaud dans une chanson j'adore cette phrase !

Ou être obsédée à ce point c'est maladif ! Roselyne se maquillait au saut du lit, ce qui fait que même ses parents ne la voyaient pas sans maquillage. Elle passait des heures à se préparer pendant que j'attendais... Et une fois prête à partir, elle se regardait encore dans n'importe quoi : un plateau en inox de la cuisine, un porte manteau en laiton, un rétro, une poignée de portière... Insupportable !
Et pour couronner le tout elle me répétait mille fois qu'elle était laide... Malgré son tableau de chasse !

J'avais renoncé à lui répondre, je la laissais râler dans la rue...
Mais bon ne noircissons pas trop le tableau quand même ! Nous passions de bons moments, nous nous faisions beaucoup de confidences, nous aidions mutuellement.

Roselyne avait connu Christian au lycée dans sa province natale... Une belle histoire au début... Sauf que Roselyne râlait tout le temps et ne voulait pas montrer ses sentiments... Elle jouait, trichait, faisait celle qui s'en moquait... Si ça peut marcher avec certain, ce n'est pas le cas pour tous...

En plus elle était jalouse... Ou plus exactement très soupçonneuse... Tellement persuadée qu'elle ne valait pas chipette et qu'elle était tellement laide, que lui allait en trouver une autre à la première occasion et l'oublier. Il partait en vacances, lui proposait de venir, elle refusait puis le jour du départ pleurait et lui faisait une scène parce qu'il allait batifoler avec la première venue...

Et Christian a fini par la quitter en lui disant qu'elle n'avait rien compris... Qu'il était sérieux, qu'il la voulait, qu'elle avait tout gâché.

Depuis c'était le chassé croisé. Ils se voyaient, passaient trois week-ends ensemble, se séparaient...

Il restait son idéal celui dont elle me parlait tout le temps... Je ne comprenais pas son comportement, son manque de confiance en elle...
Je ne dirais pas qu'à 20 ans j'étais sûre de mon charme, non ! Mais de là à refuser même les compliments !

Moi je péchais plutôt par excès de sentimentalisme et de mélo ! J'avais une telle soif de passion et d'absolu que j'aurais transformé une histoire de rien en grand film hollywoodien ! Mais je n'aurais certainement pas fait le contraire !

Mais tout bien pesé je n'étais pas si pressée que ça de m'engager et le seul homme de ma vie était mon ami d'enfance... Chose qu'elle non plus ne comprenait pas...
Comment faisais-je donc pour ne pas passer à l'acte ?

Roselyne se mit à collectionner les aventures...

Elle soignait le mal par le mâle...

Damien, Didou et moi étions de plus en plus souvent ensemble, Damien l'appelait cœur d'artichaut. Nous  nous moquions d'elle car sa solution était toujours "on sort en boîte". Elle ramenait un type chez elle, s'affolait en le voyant à la lumière du jour et faisait rire tout l'étage en le racontant à la pause café...

Nous lui disions qu'elle ne trouverait jamais le bon dans une boite !
Roselyne avait déménagé à Paris plusieurs fois... Passant de la chambre de bonne au studio, puis au studio plus grand... Un jour le studio de l'étage sous celui de Damien s'est libéré. Du coup Damien et Roselyne sont devenus voisins...

Damien était le bon copain... Drôle, agréable, pas le genre cavaleur... Didou était une célib qui ne rêvait que de faire le tour du monde et était assez loin de nos rêves : mariage enfants... (ou concubinage, enfants peu importe !)..
Bref dans l'ensemble à côté de Roselyne nous étions des sages !

Bien sûr j'avais raconté à Roselyne mon histoire ancienne, mes rencontres, mes déceptions...

Roselyne rencontra un garçon qui portait le même prénom que son premier amour... Cela dura un an... Ils ont même commencé à vivre ensemble... Et puis un jour elle m'appelle en larmes... Il l'a quittée... Parce qu'il ne supportait pas qu'elle fasse la gueule tout le temps...
J'ai tenté de la consoler... de lui faire comprendre qu'il fallait changer...

Nous devions avoir 23 ans... Son premier amour la rappelle. Elle me dit "viens nous allons passer le week-end chez moi !" . Pour la première fois j'allais enfin voir l'heureux élu !

Nous voilà parties pour passer la soirée dans une discothèque au fin fond de la campagne... Une comme je les aime : parce qu'on peut sortir dehors, il y a un étang, un camping et la musique est bonne...
Roselyne attend...

Bonus : Athéna se lance dans l'aventure bloguesque ! Et elle fait plein de compliments sur sa maman et sa soeur ! Là !

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lundi 18 février

Roselyne (partie 1)

nuage_puzzle_louisianneIl y a peu, fin janvier, j'ai reçu une carte de voeu de Roselyne, dans laquelle elle me disait "je viens deux jours en stage à Paris, il faut qu'on se voit"...

Sauf que les deux jours, c'était après demain, jeudi et vendredi et comme je me doutais qu'elle repartirait dès le vendredi soir, il ne restait qu'un soir pour se voir...

Roselyne, fait partie des "amis disparus" partis en province et plus ou moins perdus de vue, pas d'efforts, pas d'envie (de son côté à elle)  de garder le contact... J'en parle ici

Roselyne vient de temps en temps en stage à Paris, mais nous ne voyons jamais seule. Elle dort souvent chez une amie Didou, et il m'arrive d'aller passer la soirée avec elles deux... Mais pas tout le temps, on verra pourquoi.

Or, là Didou est en voyage, et Roselyne dort à l'hôtel. C'est peut-être l'occasion de parler enfin...
Mais il faut que je commence par le commençement...

En ce temps là j'avais 20 ans...
Je travaillais dans un endroit dont je n'ai pas envie de parler, qui a recruté en même temps pas mal de jeunes dont la plupart venaient de province... Je suis arrivée en même temps que Roselyne, nous avions le même âge à un mois près... Elle venait de ce même sud où je passe mes étés, à un département près... Nous sommes devenues inséparables...
Plus tard, nous avons aussi rencontrés Damien qui venait de l'Est, et Didou parisienne. L'intimité n'était pas aussi grande avec eux, mais nous étions souvent ensemble.  Il y avait d'autres jeunes  avec qui nous sympathisions, mais  le noyau dur c'était  ça.

Roselyne était seule à Paris. Nous avons donc commencé à sortir souvent.
Roselyne et moi avions de nombreux points communs mais aussi de grandes différences... Je n'ai jamais aimé les discothèques, elle les adorait ! Mais j'ai du aimer ça un peu, durant une période ! Et puis il n'y avait pas que ça heureusement. Souvent elle m'emmenait en week-end chez elle dans le Sud, je l'invitais à la maison de campagne, nous passions des heures à parler, et quand nous nous séparions pour les vacances, nous avions mille choses à nous raconter...
Et bien sûr le principal sujet était la recherche de l'âme sœur... ou les relations avec le sexe opposé...

Roselyne me parlait de son premier amour, rencontré au lycée... Il s'appelait Christian... Tout avait bien commencé entre eux... Mais l'histoire avait été gâchée... Par Roselyne elle-même...

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samedi 16 février

Nuit d'angoisse (partie 3)

Jeudi matin j'appelle Camomille pour avoir des nouvelles de Luigi et poser toutes les questions que je n'ai pas posé la fameuse nuit d'angoisse.

Voici donc l'histoire. Quelques jours avant la fugue, Chris avait eu un avertissement pour indiscipline... Pas sa première indiscipline, comme on l'a vu... Du coup il avait été tancé vertement par sa mère et son père, donc ambiance sympa dans la chaumière.

Luigi avait fait une énooorme bêtise au lycée : il avait écrit sur une table "M. X (prof) est un..." ce qui est un crime particulièrement abonimable et jamais personne n'a commis avant lui, surtout pas moi d'ailleurs...

Donc le lendemain il fugue... Il ne va pas loin, reste dans le coin... Quand son père part au commissariat, il est caché derrière des voitures, à deux voitures de son père.

Mais la nuit venant il a envie de rentrer, seulement il a très peur de ses parents et de se faire tancer vertement comme son frère. Alors il attend. Voyant ses parents partir à 2 h du matin, il fait le mur, mais pour rentrer, et trop terrorisé pour rejoindre son lit, il se cache sous l'escalier...
Jusqu'à ce que sa mère épuisée de larmes le prenne dans ses bras pour l'emmener au chaud.

Elle lui explique en long en large et en travers combien il est aimé, et qu'elle ne comprend pas sa terreur.
Ma sœur appelle la police pour leur dire d'arrêter les recherches... qu'ils n'ont jamais commencées  voir plus bas..
Pas une patrouille de police, ni en voiture, ni à pied... Si ils avaient des chiens ils le trouverait, mais ils n'en n'ont pas. Ils sont charmants, ils ont perquisitionné la chambre... Mais Camomille est persuadée qu'ils n'ont rien fait à part mettre le nom de Luigi dans un fichier.

Le lendemain le petit ne va pas en cours. Il y a un debriefing avec la police pour lui expliquer que c'est grave de faire ça... Il va en "psychiatrie"
comme le dit sa sœur !

Lui qui se croit mal aimé est tout étonné d'apprendre que ses parents ont appelé la police, qu'une partie de la tribu n'a pas dormi... Étonné que toute la journée ses copains appellent pour savoir si il est revenu...
Dimanche on fête son anniversaire... Je crois qu'on va tuer le veau gras...

Bonus : Si il y a des policiers parmi les lecteurs, qu'ils s'éloignent de l'écran... De même si vous en avez dans votre famille... Je vous rassure moi aussi !
J'ai toujours pensé en regardant FBI portés disparus, pour mémoire une série où on recherche des personnes disparues (et pas seulement des enfants) avec un compte à rebours "disparu depuis 2 h, depuis 20 h etc..." que ça n'existe pas en France... Qu'on ne cherche tout bêtement pas...
Bien sûr vous allez me dire, on voit bien à la télé des battues où tout le village s'y met, le maire, les habitants... et les gendarmes... Ben oui je vais relancer le débat police gendarmerie !
De même je suis convaincue que si un péquin moyen est assassiné, on enquête... sans plus.
Les experts à Miami en France ? Aucune chance que l'on mette à contribution une équipe de 10 personnes, ni que l'on fasse des analyses compliquées et onéreuses dans un labo...
mon ex beau frère policier, me dit que je me trompe... Mais il ne m'a jamais convaincue !

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vendredi 15 février

Nuit d'angoisse (partie 2)

2 h 45... J'ai du me rendormir... Le portable sonne, c'est ma sœur...

- on l'a retrouvé...
Elle m'explique qu'à 2 heures Luc voulait dormir persuadé qu'il n'y avait plus rien à faire. Camomille refuse et dit qu'elle veut faire encore un tour en voiture. Ils reprennent la voiture et font encore un tour. Puis ils rentrent. Mue par un instinct, maternel, sûrement, Camomille avant de rentrer va dans le jardin à l'arrière de la maison... Et trouve son bébé allongé sous l'escalier... frigorifié...
Je lui demande comment il va, si c'est au lycée qu'il a eu des problèmes... Elle me dit oui, et me dit qu'il a traîné tout le jour jusqu'à 2 h du matin...
Elle est crevée, moi aussi... Alors je ne pose pas trop de questions...
Je réveille Athéna pour lui dire que tout va bien. Puis j'essaye de dormir... Et j'imagine mon neveu couché sous l'escalier... A deux heures du matin... Près des chaises de jardin bleues...

Servane n'était pas au courant, ma mère non plus. Le mercredi midi Artémis mange chez sa grand-mère. Marine est là. Et voilà qu'elle dit à sa grand mère : "Luigi est en psychiatrie"...
Luigi est allé voir un psy mais n'est bien sûr pas interné ! Ma mère s'affole et Artémis fait signe à Marine de se taire...
- ce n'est rien grand mère !

Il reste encore pas mal de questions sans réponses... Ce n'est que jeudi matin que j'appellerais Camomille pour tout savoir.

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jeudi 14 février

Nuit d'angoisse (partie 1)

nuage_nuitMardi n'était pas un jour spécialement agréable. Athéna avait des problèmes avec son ex Martin, et Artémis avait fait une de ses crises d'amabilité...
Je vais en voiture au cours de musique avec Artémis. Puis sur le chemin du retour, (il était 22 h passé) Artémis me dit que Camomille a essayé de la joindre. Elle la rappelle, puis après avoir raccroché me dit :
- Luigi a disparu. Il n'est pas allé en cours et il n'est pas rentré...
Luigi n'avait pas pris son portable, ses parents avaient appelé tout son répertoire (dont Artémis) et bien sûr prévenu la police.

De retour à la maison, je demande à Athéna si elle a eu ma soeur. Oui mais elle ne savait pas pourquoi. Quand elle l'apprend elle appelle Thimothée. Il est en voiture, il fait des tours du quartier. Il lui dit que Luigi a pris un sac et de l'argent... Athéna propose de venir, chacun avec un voiture... Il dit non, pas pour le moment, la police arrive chez moi !

Les filles et moi paniquons, faisons des spéculations. Pourvu qu'il soit chez un copain ! Impossible, les parents auraient prévenu ! Un copain à qui il aurait demandé de le cacher alors ? ...
Pourvu qu'il ne soit pas dehors ! Pourvu qu'il ne fasse pas de mauvaises rencontres. Et s'il avait pris le train ? 
Difficile d'appeler chez ma soeur, ils doivent tellement attendre des nouvelles de leur fils, tout le monde n'a pas la présentation de numéro. Heureusement il reste les portables...
Je dis aux filles  :
- il est débrouillard... En même temps il était trouillard quand il était petit... Si il est autonome pas de problèmes, à un moment ou à un autre il ira chez quelqu'un : manger, dormir, il est trop habitué au confort.
Mais si il fait une mauvaise rencontre ? Des garçons plus âgés qui lui proposent de boire un coup pour oublier ? ou un malade ! 13 ans ce n'est plus un enfant, mais il y a des fous partout... Je pense avec angoisse aux sectes qui prennent les fugueurs pour cible.

À 23 h Artémis se couche. Athéna va fumer une cigarette dehors. J'appelle mon beau-frère sur le portable. Il me dit que la police fouille sa chambre. Cet image qui me rappelle FBI porté disparu me glace le sang. Je lui dis de m'appeler si ils le retrouve, même en pleine nuit.
Je pleure. Athéna me dit : il faut que tu dormes, tu vas faire des rêves.
Je lui dis oui je fais souvent des rêves prémonitoires, mais ce n'est pas comme à la télé : il faut les interpréter et souvent on ne sait qu'après que c'était un rêve prémonitoire.

Je me couche. Je me persuade que Luigi est chez un copain. Ça va bien se terminer, on ne verra pas sa photo au JT... Non il ne peut pas partir de lui même, il aime trop sa famille... Non ça ne peut pas nous arriver à nous...

Athéna pense qu'il a pris le train pour Petit-ville-du-sud. Elle appelle un copain de là bas et lui dit d'aller voir à la gare. Depuis le matin il avait le temps de faire le trajet. Je me souviens d'une histoire une fillette qui a fait Paris Marseille en train sans que personne ne réagisse...
Le copain du sud revient bredouille...

Je finis par sombrer... Je rêve que Luigi a laissé un message sur le répondeur d'Artémis.

- Je vais bien et les chaises sont bleues...

Je me réveille, il est deux heures du matin... J'essaye de trouver où il y a des chaises bleues... Mais mes idées s'embrouillent... Je me suis tellement persuadée qu'il est chez quelqu'un que j'essaye d'imaginer un intérieur avec des chaises bleues... pas commun... Je vérifie que mon portable ne s'est pas éteint, je dors avec comme quand mes filles sortent... Il est deux heures et personne n'a appelé... On ne l'a pas retrouvé...

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Les enfants de la tribu...

Jusqu'à maintenant je n'ai pas parlé de tous les enfants de la tribu, mes neveux et nièces... Mais pour la suite de l'histoire il faut que je les nomme, ou plutôt que je les surnomme, en évitant de me tromper dans les pseudos bloguesques...
Ma mère a 10 petits enfants. J'ai déjà parlé des miennes bien sûr, et de Jolinette et Manivelle, les filles de Servane...

Mon frère Cédric a deux filles, une blonde et une brune, comme moi. Coralie, 14 ans, un peu le caractère de ma blonde à moi : gaie, facile à vivre, sans problèmes... Manuréva la brune, 12 ans, un peu le caractère d'Artémis, qui est d'ailleurs son modèle... toujours peur de n'être pas assez belle ou qu'on ne l'aime pas...

Camomille a 4 enfants, 3 garçons une fille, tous blonds aux yeux bleus comme leur parents.
Thimothée, l'aîné, 18 ans, un an de moins qu'Athéna, un an de plus qu'Artémis... Il a presque été élevé avec mes filles, (nous avions moins d'enfants avec ma soeur nous nous voyions plus) ils étaient tous les trois en maternelle ensemble... C'est le grand copain d'Athéna, il  n'y a qu'avec elle qu'il parle de ses petites copines...Plutôt calme, il aime le foot, les jeux vidéos... 1 m 85 blond frisé.

Chris
15 ans, c'est mon filleul. Beau gosse avec ses yeux bleus en amande et ses boucles blondes. Il est passionné de foot. Difficile de parler d'autre chose avec lui ! Mais il aime aussi les filles, bien sûr, danser. C'est aussi un rebelle, indiscipliné, bagarreur régulièrement puni pour mauvaise conduite à l'école... Ses copines cousines sont Coralie et Artémis.  Il est entre les deux en âge, mais beaucoup plus grand en taille !

Luigi
13 ans ne ressemble pas à ses frères. C'est un petit clown qui adore se déguiser, nous faire des démos de tecktonik. Il est aussi hyperactif, hyperintelligent. A 7 ans il lisait tous les Harry Potter et les seigneur des anneaux. Contrairement à ses frères, il n'aime ni le foot, ni la bagarre. Il est sensible, aime la compagnie des grandes filles (les copines de mes filles). Ses frères le malmènent, il a fini par trouver sa place en choisissant un autre sport que le foot. Mais le surnom Calimero lui va comme un gant. Ses copines cousines sont Artémis et Manuréva... Les trois sensibles, les trois qui pensent toujours qu'on ne les aime pas et qu'on ne les comprend pas !

Et enfin Marine... 7 ans.  Blonde et potelée, les joues rouge, le sourire... Une pipelette, un petit clown aussi, la délicatesse d'un éléphanteau ! Capable de dire à sa maîtresse : "tu es moche et grosse et tu sens pas bon !".
Je l'appelle ma petite hollandaise, à cause de sa blondeur et parce qu'elle ressemble plus à une Walkyrie qu'à une sylphide... Ma soeur rêvait de l'inscrire à la danse classique, elle fait du foot comme ses frères...  C'est la copine  cousine de  Jolinette et de Manuréva.

En résumé, sans couleurs, sans le nom des parents, mais par ordre d'âge :

Athéna 19 ans, Timothée 18 ans, Artémis 17 ans , Chris 15 ans, Coralie 14 ans, Luigi  13 ans, Manuréva 12 ans, Jolinette 10 ans, Manivelle 4 ans...

Posté par louisianne à 11:37 - Famille - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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