lundi 23 juin
Les adresses mél
@
La toute première c'était celle du bureau. Quasi obligatoire, sans qu'on m'ait demandé si je préférais nom prénom, initiale du prénom, nom, etc... À une époque on ne maîtrisait pas bien encore les cyber adresses, certaines personnes croyaient même qu'elles ne servaient qu'à communiquer en interne ! Entre temps on nous les change, le service, le nom de domaine.... toujours sans nous demander ! J'apparais même dans des annuaires interministériels !
Très vite, j'ai compris qu'il m'en fallait une autre. C'était Yahoo la plus connue à l'époque. Mais Yahoo c'était avec un pseudo bidon parce que je testais, donc je m'en suis peu servie... Je suis pas comme Athéna et Artémis, tellement attachée à leurs surnoms que je me fais presque engueuler quand je les appelle par leur prénoms ! Ben oui parce que les deux soeurs s'appellent entre elles par leur surnom !
Puis il y a eu internet à la maison et la fameuse adresse du FAI (mais c'est quoi ce charabia, pourquoi le site machin veut une adresse de FAI !)
L'adresse sérieuse : la wanadoo... avec un nom et un prénom. Celle là je m'en sers (enfin m'en servais) pour le sérieux : confirmation de réservation de billets de train, commande de livres sur un site, quand on me demandait une "vraie" adresse FAI...
Mais je m'en sers de moins en moins : le site n'est pas convivial et déconnecte toutes les trente secondes, (et au bureau on a pas envie de retaper son mot de passe 10 fois par jour), elle est archi spammée, ce qui est anormal pour un FAI...
Puis avec Internet à la maison, mes filles m'ont vite appris que MSN c'est indispensable, et que ça marche beaucoup mieux avec une adresse hotmail.
Ma préférée, avec mon vrai nom mais sans point, ce qui est mieux. Je n'ai jamais changé, je suis très fière d'être toujours point com, alors que les petits nouveaux sont point fr, voire live.truc !
C'est même une adresse payante, à quoi ça sert, je ne sais pas trop, sinon que même si je ne l'utilise plus pendant 6 mois je ne la perds pas, je ne suis pas spammée, et j'ai une grosse capacité de stockage...
Mais quand on aime ne compte pas : j'ai une deuxième adresse hotmail, avec un pseudo bidon et 3 contacts (mes filles et moi). Parce que le réseau à la maison, c'est pas toujours top, et pour s'échanger des fichiers d'un PC à l'autre, MSN c'est souvent le mieux !
En passant avec les documents (photos, fichiers) j'ai une trouille bleue du PC qui plante et de tout perdre, vous connaissez la question débile de la hot line :
- et vous avez des documents sur cet ordinateur ?
- non pourquoi ? Il sert de support à ma plante verte !
Bref, je suis une vraie parano : je mets les documents sur le 3 PC, sur un disque dur externe, (ça peut planter aussi) et je les grave (mais dans 10 ans lira t-on encore les CD rom ?)
Revenons aux adresses. Athéna et Artémis ont été priées en cours de se faire une adresse sérieuse, qui ne serait pas leur adresse msn et avec les vrais noms, pour ajouter sur les CV... On leur a conseillé la poste, parce que c'est à vie, que ça fait sérieux etc...
J'ai essayé aussi. Je me suis fait une adresse louisianne assortie au blog. C'est nul : site qui se déconnecte aussi, et 20 pubs par jour !
Du coup je me suis fait une troisième adresse hotmail assortie au blog ! Mais c'est bien, hotmail, on peut les intégrer toutes ensembles, et naviguer entre les 3 boites sans se déconnecter !
Puis gmail c'était nouveau, j'ai essayé aussi ! Il y a même un chat intégré, aucun intérêt, je connais peu de gens qui ont gmail !
Comment je gère tout ça ? Pas trop mal en fait ! Les adresses yahoo et gmail ne servent que pour des cas particuliers : quand je veux me faire une alerte sur un site immobilier par exemple, ou que je dois donner une adresse et que j'ai peur d'être spammée, autant que ce soit sur celles là que sur les autres !
Les autres je ne les donne pas et je tente de faire le vide dans wanadoo, en me désinscrivant de partout, ça limite les dégâts, mais c'est mission impossible chez eux !
Et depuis que Netvibes existe, je vois d'un coup d'œil quelle boite a reçu du courrier !
En attendant je suis presque pro : l'autre jour une collègue me dit que son correspondant n'a pas reçue le mél qu'elle a envoyé ! Je regarde l'adresse et lui dit :
- si c'est gmail, c'est forcément point com, pas point fr, patate !
Non patate je ne le dis pas ! Sinon plus personne ne m'écrira dans mes nombreuses boites !
jeudi 19 juin
Mais pourquoi ?
Tag de Caju :
1 - Pourquoi (comment) as-tu choisi cette adresse pour ton blog ?
2- Pourquoi (comment) as-tu choisi ce titre pour ton blog ?
3- Pourquoi (comment) as-tu choisi ce pseudo ?
1 et 2 : La première et la deuxième se rejoignent !
C'est simple quand j'ai voulu créer un blog, il y en avait déjà beaucoup, beaucoup et je n'avais pas trop d'idées : Moi, ma vie mon œuvre, c'est un peu prétentieux, blog de machine ne me disait rien non plus.
Alors je me suis demandée ce que je sais faire le mieux : rêver !
Et comme on m'a souvent dit que je suis une grande rêveuse, l'idée était trouvée !
L'adresse du blog, est le même sans le "une"...
3 : Pourquoi Louisianne ? les pseudos ça n'a jamais été trop mon truc, d'ailleurs sur msn, je m'appelle par mon prénom tout bêtement ! Mais comme je vais souvent sur des forums, ou d'autres sites, des endroits où on ne veut pas forcément révéler son identité, ni sa "vraie" adresse mél, j'ai choisi Louisianne,
En tout premier lieu, parce que je veux garder mon initiale L (les pseudos bloguesques gardent aussi très souvent la première lettre, sauf quand je ne peux pas faire autrement).
Pourquoi ? Parce que je trouve ce mot joli, que la Louisiane me fait rêver. À noter que selon les forums, je suis Louisianne ou Louisianne92, je rajoute mon département quand le pseudo est déjà pris !
Louisianne avec deux N pour ne pas confondre avec le pays (vu les requêtes gogolesques, c'est raté !) et parce qu'il y a deux N à mon nom de famille (ces fameux deux N qu'il faut toujours répéter !)
Tout comme Caju, le fait de me mettre deux N n'a pas empêché que je n'ai jamais pu me faire une adresse louisianne @ quelque chose ! Donc mes adresses mél sont louisianne92 @ quelque chose !
Moi aussi je suis curieuse de connaître l'histoire curieuse de Calpurnia et ses deux pseudos : un comme actrice de blog et un comme commenteuse !
L'histoire de Marcus,
Je crois que c'est tout, car beaucoup ont déjà expliqué pourquoi !
jeudi 29 mai
Petite leçon vite faite...
Je ris toujours un peu, beaucoup, voire jaune, devant les requêtes gogolesques.... Hihi...
Mais bon parfois, il faut remettre les pendules à l'heure n'est-il pas ?
Tout comme notre gentille sorcière qui doit préciser qu'elle n'en est pas une !
Alors à tous ceux qui font des recherches sur la LOUISIANE...
Je précise que la vraie Louisiane n'a qu'un N et que moi j'en ai deux...
Non mais pourquoi je me serais cassée la tête sinon hein ?
Donc tout sur la Louisiane c'est là suivez le wiki
Pourtant Gogol et le Wiki ils sont gentils : si vous tapez LOUISIANNE (c'est moi) il vous guide ou vous dit que ce n'est pas le bon orthographe !
mardi 04 mars
Les histoires extraordinaires
Il fut un temps où je dévorais les histoires de Pierre Bellemarre... (oui je sais, pas très classe !).
Quelques titres au hasard...
Histoires vraies, histoires extraordinaires, les assassins sont parmi nous....
Tout a commencé il y a très très longtemps...
J'allais en vacances dans la maison de campagne avec mes grand parents... Et ils écoutaient la radio (ou plutôt la TSF, parce qu'on parle encore en anciens francs, on en est pas à dire radio).
Ils écoutaient le théâtre à la radio. Impressionnant tout ce qu'on peut faire juste avec des voix ! Je n'avais pas l'habitude de ça avec mes parents, qui se contentaient des infos...
Le théâtre était entrecoupé de "réclames" ben oui la publicité c'est un mot qui est venu plus tard...
Et puis il y avait les histoires de Pierre Bellemarre, vedette de l'époque, que l'on écoutait religieusement autour de la table de la cuisine. C'est à peine si mon grand père osait rallumer sa pipe tant on avait peur de louper un seul mot !
De sa voix grave et mélodramatique qui savait si bien ménager le suspense, Pierre nous tenait en haleine...
Je me souviens d'une histoire étrange. Un capitaine de navire français, en haute mer, reçoit des appels de détresse. Il va au secours d'un autre navire qui subit des avaries mécaniques. L'autre capitaine et son équipage ont un fort accent russe. Ils passent la nuit ensemble, boivent du thé. Puis le matin l'équipage a réussi à réparer les dégâts. Les deux capitaines se remercient, se congratulent, se souhaitent bon voyage...
À son retour le capitaine français relate son aventure, et fait des recherches sur le fameux navire...
Il n'était connu dans aucun port de la planète...
Imaginez la voix de Pierre Bellemarre et la petite musique qui suit ! Mes grands parents sont ébahis ! Quand à moi, enfant rêveuse qui croit aux extra terrestres et lit tous les livres sur le triangle des bermudes, je ne demande qu'à y croire...
Plus tard il m'est arrivé de voir le conteur à la télé. Mais ça ne fait pas le même effet, et les horaires étaient plus adaptés à Mme Courbette qu'à moi...
Ensuite j'ai lu. J'ai toujours eu un faible pour les nouvelles. Elles ont le don d'accrocher, de passionner, et si elles sont décevantes, pas grave, on passe à la suivante... De plus en livre de poche, ça se lit facilement dans les transports.
Bien sûr à force de les lire, j'ai eu parfois de mauvaises surprises, une même histoire, parce qu'elle est extraordinaire que l'on retrouve dans 3 livres, alors que le thème est différent !
Il y a eu un livre sur les héros du quotidien. Des gens ordinaires qui deviennent des héros à la suite d'un événement...
Je me souviens de l'histoire d'une vieille femme qui décède dans une maison isolée dans les bois. Son fils (une quarantaine d'années) est terrorisé, il se cache derrière des vitres au papier bleu. Les gendarmes l'interrogent, se posent des questions. Il n'est pas sorti depuis des années... Finalement ils comprennent : la vieille dame a caché son fils pour l'empêcher d'aller faire la guerre... Mais elle a omis de lui dire que la guerre était finie... Et il se cache encore ! Je ne me souviens plus depuis quand, mais je crois que seul le plus âgé des gendarmes avait fait le rapprochement avec le papier bleu (pour éviter d'être vu des avions).
Les livres qui parlent d'assassins font parfois froid dans le dos... À ne pas lire avant d'aller au lit ! L'histoire ce type qui avait commis le crime parfait ! Il croise une femme dans la rue, l'aborde, l'invite au cinéma. Une séance l'après midi, peu de monde. Il l'étrangle et disparaît. Crime parfait en théorie. Sauf que l'assassin vient se rendre. Je me souviens avec horreur qu'il raconte que la pauvre femme a parlé de sa fille qu'elle aimait beaucoup...
Et celle que j'ai le plus retenue et pour cause : j'ai du la lire au moins dans 3 livres et la voir à la télé. Sans doute la carte de visite du conteur !
Dans un petit village, deux jeunes gens se retrouvent pour batifoler, indifférent au monde extérieur. Ils sont alors agressés par un homme. Il demande à la jeune fille d'attacher son compagnon. Ensuite sous les yeux horrifiés du garçon il v*iole la jeune fille. Puis il tire une balle dans la tête du jeune homme.
Le jeune homme se réveille à l'hôpital miraculeusement épargné...
Un gendarme est chargé de l'interroger et de lui apprendre la mort de la jeune fille. Le jeune homme explique qu'il a peur, que l'assassin va revenir l'achever :
- vous comprenez lui et moi on se connaît depuis toujours !
Le gendarme est presque soulagé ! Si l'assassin est connu, il n'ira pas loin...
- Et comment s'appelle t-il ?
- Pierre ou Jean X
Le commissaire croit le jeune homme encore troublé :
- Pierre ou Jean...
- oui ils sont jumeaux, et je ne sais pas lequel des deux...
L'affaire se complique. Les deux jumeaux sont des sauvages qui parlent peu, à part entre eux. Ils sont mal vus dans le village, ils égorgent les poules, chapardent chez l'épicier... On les interroge, ils nient tous les deux.
En désespoir de cause, la gendarmerie interroge la mère, une vieille femme épuisée recluse chez elle :
- vous les connaissez mieux que personne ! Lequel à votre avis est capable de ça ?
- mais les deux ! Je savais que ça finirait mal.
Au procès ils sont là tous les deux. Fermés, muets, identiques. Entre emprisonner un innocent et laisser libre un assassin, la justice choisit la deuxième solution...
Je ne raconte pas aussi bien que Pierre Bellemarre, j'ai peut-être omis des détails ou j'en ai rajouté...
Tant mieux si cela vous incite à lire les livres...
Histoire horrible, on peut consoler en se disant qu'aujourd'hui les tests adn existent.
Aujourd'hui il n'y a plus de conteur, tout au plus de vieilles dames qui racontent des contes aux enfants dans les bibliothèques... Mais j'ai toujours aimé ces histoires qui ont peut-être été traitées en 3 lignes dans le journal local. Je me suis toujours dit que le talent de Pierre Bellemarre était de rendre intéressants des personnes qui étaient peut-être d'une banalité affligeante, en racontant leur histoire...
Un peu comme le ferait un nègre... Non ne me lynchez pas ! Rien à voir avec le racisme !
D'ailleurs je me dis souvent que j'aimerais faire ce métier... Nègre ou conteur...
Que les gens me racontent une histoire et que je la raconte en l'enjolivant !
Bon sur ce, Amazon me dit que j'ai raté quelques publications de Pierre Bellemare, pendant les années où j'ai lu autre chose, plus classe sûrement !
vendredi 22 février
Deux fois taguée !
Je n'ai plus le choix !
Mettre le lien de la personne qui tague : Gentille sorcière et Mme Toutlemonde !
Mettre le règlement sur votre blog
Mentionner 6 habitudes ou tics non importants sur vous même
Taguer 6 personnes dans votre billet en mettant leur lien et Aller les avertir directement sur leur blog
Ben non vous m'excuserez de ne pas suivre les règles jusqu'au bout ! Mais je suis pas très "tag" moi, même si certains sont amusants, je veux bien jouer le jeu mais pas "taguer" d'autres personnes... Chacun est libre de faire ce qu'il veut dedans son blog !
Alors je tague ceux qui ont envie de jouer ! Hihi !
Mes tics ou habitudes non importants :
1 - Une fois que je suis prête à partir le matin, je bois un café ! (alors que j'ai déjeuné au saut du lit)
2 - Je dors avec un fauve en peluche
3 - J'ai un petit carnet où je note des mots ou des expressions qui me plaisent
4 - Je fais une liste de livres à lire, de films à voir, mais je m'en souviens rarement une fois dans les rayons du magasin
5 - Je chante tout le temps... Je dois me surveiller dans les transports, parce que même les "hum hum hum" très discrets faisaient se retourner les gens...
6 - J'ai plein de rituels avant certain actes, je plante le décor ! j'appelle ça "cérémonial douche, cérémonial vernis à ongles, cérémonial sommeil"
mardi 04 décembre
Tout était dit
Hier je pensais à une chanson de Jean-Jacques Goldmann, Tout était dit...
Bizarre d'ailleurs de penser à une chanson qui n'est pas la plus connue et que je n'ai pas non plus écouté en boucle, une chanson qui revient comme ça, fort à propos pour illustrer mes pensées...
En gros pour ceux qui auraient la flemme de lire les paroles, cette chanson parle d'imagination. On voit un inconnu, ou une et on imagine... Et on croit tout savoir de sa vie !
Et de l'imagination j'en ai à revendre...
Déjà enfant j'avais des amis imaginaires. Mais pas seulement ceux que l'on a créé de toutes pièces dans sa tête, à partir de rien, ou à partir de l'héroïne ou du héros d'un livre...
Non ceux que l'on imagine juste parce qu'on les a vus... On ne sait rien... Mais on imagine...
Je ne parlerais pas des hommes... Parce que s'imaginer que ce beau brun là bas est l'homme idéal, ou que cet inconnu va nous offrir des fleurs, ou encore que le chevelu dans la classe de notre grand frère a tout pour nous plaire, ça je connais ! Et j'en ai touché un mot dans les petits béguins !
Mais ce qui m'arrive souvent c'est de voir un visage sympathique... Dans le métro, à la cantine, dans un stage... Une femme élégante, souriante, ouverte... J'aimerais bien la connaître...
Et comme j'ai de l'imagination je la pare de mille qualités, de mille vertus...
Je suis sûre qu'elle me ressemble, que je m'entendrais bien avec elle...
On ne fait pas forcément ce qu'il faut pour connaître la personne, on imagine, c'est tout.
Puis un jour on en sait un peu plus. Ce n'est pas qu'on la connaisse vraiment, non. Mais on l'entend parler, ou quelqu'un nous en parle... Ou on l'approche dans des circonstances où on a le temps de se faire une opinion..
Déception !
La vertu, mot désuet ! Cela m'arrivait plus souvent quand j'étais jeune... J'étais rêveuse et sage, et comme je l'ai dit dans la morale et moi, j'avais parfois du mal à imaginer certaines choses...
Alors parfois approcher de près une fille qui avait l'air sympa et qui trouvait sportif de voler au Monop ou de passer ses soirées à boire, c'était très décevant ! Plus la peine de rêver de partager mes lectures !
Aujourd'hui les déceptions sont différentes... Je l'entends parler dans le train, elle a une voix vulgaire... Que dis-je ! Elle est vulgaire ! Je doute que ses sujets de conversation me plaisent !
Ou alors elle a l'air très intello avec ses lunettes ! Je sais c'est bidon ! Il n'empêche qu'on attribue souvent du "sérieux" aux gens à lunettes ! Il parait même qu'une secrétaire à lunettes a plus de chance de se faire embaucher... Elle a l'air intellectuel, mais elle lit Goici et Mala... Bof ! Ok moi aussi, en vacances ou chez le dentiste... L'ennui c'est que elle aussi je l'ai entendu parler...
Je l'imagine gaie, elle est sinistre... Je la crois sociable, elle fuis la compagnie... Je la crois tolérante, elle est critique...
Un jour je me suis retrouvée en stage avec une femme que je connaissais de vue depuis longtemps... Et elle me paraissait sympathique. Un stage où l'animateur était intéressant, amusant, où tout l'auditoire participait... D'une durée de 4 jours, donc on a le temps de se désinhiber... Cette femme n'a pas dit un mot...
Depuis je n'imagine plus rien en la voyant...
Cela m'est arrivé aussi avec des personnes que je n'ai jamais croisé : un écrivain, un acteur, un chanteur (ou bien sûr chanteuse, actrice). Un personne que l'on voit un jour interviewé sur un plateau télé et qui nous déçoit. Snob ou méprisant, antipathique ou moins intelligente que ses chansons...
qui a dit Céline Dion... pas moi chut ! Je me suis fait piéger par les paroles de JJG à l'époque !
J'ai lu un jour à propos des rencontres par Internet, que le virtuel est dangereux : lorsque nous savons peu de choses sur une personne, le cerveau a tendance à combler les trous... en imaginant...
Et bien évidemment nous comblons les trous avec des qualités qui nous plaisent, qu'il nous plairait de trouver chez l'autre...
Je n'ai jamais choisi d'en savoir plus... C'était comme ça ! Sauf que maintenant je fais tout pour éviter d'en savoir plus ! Je préfère garder mes rêves... Tout est dit !
Et qui sait j'aurais sans doute un jour une bonne surprise...
mardi 20 novembre
Apprivoiser la ville (partie 2)

Dans l'Auberge espagnole, au début du film, le héros parle de la première rue qu'il voit en arrivant à Barcelone. Je me souviens plus du texte exact, mais il dit que cette rue paraît étrangère et que quelques années plus tard, il l'aura parcouru cent fois, il la connaîtra par coeur, elle fera partie de son décor, de sa vie...
J'ai déjà ressenti cette sensation... Arriver dans une ville inconnue, se sentir un peu perdue. Arriver par le mauvais côté de la ville, la zone industrielle, le côté le plus moche. Avoir choisi le mauvais quartier, le mauvais resto. Et puis si un jour on revient, que l'on a apprivoisé la ville, on n'oubliera jamais cette première rue...
Ma ville, celle où je suis née, (pas celle où j'habite, beaucoup plus petite) je la connais par coeur. Rares sont les noms de rues que l'on peut me citer qui me laisseraient perplexe. Je sais toujours dans quel quartier est la rue, comment y aller. Un jour je me demandais, comment j'avais su tout ça, j'avais bien du commencer petite par ma propre rue et celle de mon école... Comment en étais-je arrivée à connaître par coeur les 6 grands quartiers de ma ville ?
J'ai du l'apprivoiser...
Grande-ville-du-Sud me fait un peu peur encore, sûrement parce que je ne l'ai pas apprivoisée. Je dis même à mes filles : "si je gagne au loto demain, je m'achète un appartement et j'y vais souvent, mais je l'apprivoise avant d'y aller définitivement"...
La première fois qu'Athéna m'y a emmenée, elle ne m'a fait visiter que les boutiques... Cela dit ce n'est pas un détail, je ne pourrais pas vivre dans une ville sans boutiques !
Mais il me reste les monuments...
Bien sûr à chaque fois nous n'étions pas dans les meilleures conditions.... 2 heures de route pour y parvenir (en partant de notre lieu de vacances) donc fatigue, un après midi à tuer, en tournant en rond sous un soleil de plomb, et le soir un match... puis retour...
Les choses se sont arrangées quand Athéna a connu Martin, son appartement étant bien pratique pour une pose coca entre deux boutiques... Puis j'ai appris...
Les astuces pour se garer pas trop loin du centre, sur une place gratuite, les rues à voir, celles à éviter... Je commence à savoir dire les noms des quartiers, à dire "tiens mais je reconnais là !".
Mes filles y vont bien plus souvent que moi, en train en partant de Petite-ville-du-sud ou de Paris, et se font inviter à dormir chez des copains.
J'ai prévu l'été prochain d'y réserver une chambre à l'hôtel afin de profiter des soirées sans la perspective de la route du retour.
Mais à la Toussaint, Artémis a réussi à me faire rester plus tard, j'ai aimé la nuit, les lumières, les bars et restaurants, sans la foule de Paris... Animée sans trop l'être, Grande-ville-du-Sud...
Petit à petit, été après été, j'apprivoise Grande-ville-du-Sud.
Jusqu'au jour où je m'y sentirais vraiment chez moi, comme si j'y étais née et je ne pourrais plus m'en passer !
lundi 19 novembre
Apprivoiser la ville (partie 1)
J'ai un rêve depuis longtemps... Partir vivre au soleil, partir vivre dans le Sud...J'aime Paris, j'aime l'île de France... Mais le soleil, ça manque vraiment...
J'y pensais déjà quand j'étais jeune fille... Mais sans plus. Une fois mariée avec un homme du Sud, qui m'a suivie à Paris, parce que c'est là qu'il y a du travail, nous y pensions aussi. Sauf que nous n'avions pas du tout les mêmes idées... Lui rêvait de vivre en pleine campagne, moi je n'envisageais la vie que dans Grande-ville-du-Sud. On ne se refait pas ! La campagne, j'en ai beaucoup parlé là, oui mais pas pour y vivre...
Du coup l'idée est tombée à l'eau... J'y ai pensé également quand je me suis retrouvée seule. Mais c'est à ce moment là que les obstacles majeurs se sont présentés :
Tout d'abord, je travaille à Paris et c'est quasi impossible de travailler ailleurs. On peut toujours rêvé en lisant sur l'intranet les propositions de postes à Clermont Ferrand ou à Poitiers, (pas du tout ce que je veux), et même si par miracle, je suis élue, j'y perdrais des primes conséquentes... L'argent ce n'est pas tout, on peut être rêveuse et réaliste !
Côté amis, je l'ai dit, je ne laisserais personne derrière moi. Mais il y a la tribu, surtout ma vieille maman veuve aujourd'hui... La famille ce n'est pas idéal, pas parfait... Mais ils sont là. Le samedi, je vais faire les boutiques en faisant un arrêt chez ma maman, où je croise mes soeurs, je dis bonjour à mon frère qui habite au dessus de maman. Il y a toujours des repas d'anniversaires, des invitations, ou un prétexte quelconque pour passer les uns chez les autres :
- tu m'a rendu la saison 1 de Prison Break, tu n'as pas un sac de couchage à me prêter ?
Et pas plus tard qu'hier chez mon frère : "Artémis peut dormir chez vous lundi soir ? Elle n'aura pas de problèmes de train pour aller en cours, puisqu'elle est au lycée dans votre ville !"
Alors bien sûr m'imaginer dans une ville si ensoleillée soit-elle, seule sans amis, et en plus sans famille ! C'est dur !
Lorsque qu'Athéna a connu son Martin, un homme du Sud (tout le portrait de sa mère) et que je me suis ruinée en billets de TGV (elle descendait ou il montait), elle me mettait une pression incroyable pour qu'on déménage pour Grande-ville-du-Sud. En totale révolte contre la famille, elle l'accusait de tous les maux, me disant que je pouvais très bien me passer de ma famille de m...
Je lui expliquais en long et large et en travers, les problèmes du travail, ma peur de la solitude, sans compter que c'est plus facile de partir en début d'année scolaire etc...
Elle me disait que je n'essayais même pas !
Puis le temps passant, elle me menaça régulièrement de partir seule. J'en étais malade et lui disait que dans ce cas, je ferais tout pour la rejoindre. Mais finalement c'est Martin qui est venu, parce qu'il s'est mis à aimer de plus en plus Paris et à se dire que finalement le travail ici, c'est pas plus mal. Du coup Martin monte à Paris rejoindre sa belle Athéna (qui fait tout comme sa mère hihi !)
Le calme revient, et la donne change. Artémis il y a peu disait comme sa soeur que Paris is nul, que le Sud is better, que vraiment peut-on vivre ici et comment j'avais eu l'outrecuidance de les faire naître dans le gris... etc...
Mais voilà qu'Artémis se met à sortir à découvrir les boutiques, les discothèques, les patinoires, les bars, à constaster qu'elle a plus de chance que ses potes du Sud (surtout ceux qui habitent en pleine campagne et ne peuvent rien faire sans mobylette).
Donc même si le rêve reste un rêve, pour le moment, Artémis est bien à Paris, et bien en vacances dans le Sud. Et tout au long de l'année, elle part en week-end dans Grand-ville-du-Sud, ou Petite-ville-du-Sud, celle qui est plus proche de notre maison de vacances. Du coup je me ruine en billets de TGV ou Corail.
Mais moins contrariante que sa soeur, elle me dit que si je pars, pas de problèmes, elle viendra en vacances à Paris régulièrment. Je pourrais toujours me ruiner en billets de TGV...
En juin Laurent m'a demandé pourquoi je n'ai pas déménagé pour le Sud. Si il y a quelques années j'aurais frémi à l'idée de mettre autant de kilomètres entre lui et moi, là je me suis dit : "même si j'habitais sur Mars, il trouverait un moyen de venir me voir"...
Cet été Gaël m'a demandé pourquoi je ne descends pas dans le Sud, puisque je suis du Sud... Ce qui dans sa bouche est un vrai compliment...
Et en ce moment en temps de grève, je rêve de plus en plus...
Le rêve deviendra peut-être réalité ou restera un rêve... Mais en attendant j'apprivoise la ville...
mardi 16 octobre
Les livres qui changent la vie...
Je lis beaucoup. Je ne comptais pas vraiment en parler ici, et pourtant il y a des livres qui ont eu un impact important dans ma vie...
Bien sûr je lis beaucoup de romans, parce que le roman c'est le rêve, je plonge dedans comme dans un bon film, j'oublie ce qui m'entoure. Il y a aussi des livres qui font voyager si l'intrigue se passe dans un pays lointain. J'ai lu tous les livres de certains auteurs comme Benoîte et Flora Groult, Katherine Pancol, Pierre Magnan et j'en oublie sûrement. J'aime aussi les policiers, j'ai dévoré les Agatha Christie quand j'étais enfant, par contre je n'aime pas qu'ils soient trop sanglants ! Mais un bon policier en vacances, rien de tel ! Ce n'est pas un hasard si les livres de Mary Higgins Clark sortent toujours avant l'été ! Le premier, la Nuit du renard m'a laissé un souvenir ébloui, après bien sûr il n'y a plus l'effet de surprise !
Mais comme je m'intéresse aussi à l'âme humaine, j'ai lu ces livres qui changent la vie. L'âme humaine à commencer par la mienne bien sûr ! Souvent les gens qui sont le plus à l'écoute des autres sont ceux qui se connaissent bien et qui ont ce parcours de remise en question, de travail sur soi, d'auto-analyse ou d'analyse avec l'aide d'un psy.
Le premier que je veux citer c'est Aime toi, la vie t'aimera de Catherine Bensaïd. Le titre déjà intrigue. L'auteur est psychiatre et psychothérapeute, pour les détails je vous laisse voir avec l'amazone ! Mais quelque chose change imperceptiblement en nous en le lisant. Je l'ai d'ailleurs lu deux fois. Ce livre je l'ai très souvent conseillé ou offert à des gens qui vivaient une traversée du désert.
Dans le même style, mais plus grand public j'ai aimé L'estime de soi, de Christophe André et François Lelord, ce livre a souvent été cité dans les magazines féminins. Il es truffé d'exemples de tous les jours, que l'on a tous connu ou observé. Il y a un chapitre particulièrement intéressant sur la laideur et la beauté, où pour une fois on ne nous sert pas l'éternel discours "c'est pas grave d'être laid, l'important c'est la beauté intérieure ! "
On va m'accuser d'avoir des chouchous, mais j'ai aimé aussi Les pères ont des enfants de Alain Etchegoyen et Jean-Jacques Goldman, une intéressante analyse sur l'évolution de l'éducation et des rapports père-enfants.
Et puis j'adore Francesco Alberoni, psycho-sociologue italien. Là quand je parle de lui c'est comme si je parlais chinois, je n'ai jamais rencontré personne qui l'ait lu, à part ceux à qui je l'ai prêté, et encore souvent on me les a rendus sans les lire ! Bien sûr ce ne sont pas des livres faciles à lire. Il faut réfléchir, parfois relire, revenir en arrière. De ces livres qui donnent envie d'aller en fac, d'écouter des conférences. Je me suis précipitée sur les premiers et j'ai parfois attendu avec impatience les traductions ! Voilà donc quelques titres Le choc amoureux, l'amitié, le vol nuptial.
Les envieux, j'ai adoré ce livre qui montre qu'il y a plus d'envieux qu'on ne le croit, et que ce n'est pas si facile à détecter qu'on pourrait le croire. Il y a également Vie publique, vie privée une analyse intéressante de la société sous forme de petits chapitres.
Ensuite il a écrit des livres plus vulgarisés comme Le premier amour et Je t'aime avec des exemples choisis dans des films connus.
Dans le même style Catherine Bensaïd a écrit Histoire d'amour, histoire d'aimer. Où elle se penche sur le phénomène suivant : on s'aime, on a trouvé la bonne personne et pourtant ça ne va pas !
J'ai lu aussi Françoise Dolto, mais pas forcément les plus connus : Paroles pour adolescents ou le complexe du homard et La cause des adolescents ainsi que l'image inconsciente du corps.
Voilà j'en oublie sans doute... Ça peut paraître exagéré, mais je pense qu'il y a vraiment des livres qui changent la vie !
jeudi 11 octobre
Parler dans le noir
Ma soeur Camomille et moi avons trois ans d'écart. Lorsque nous étions petites, nous partagions la même chambre, et adorions parler le soir au lit. Mes parents devaient intervenir plusieurs fois pour nous demander de dormir. Nous tentions de parler plus bas, ou de "rire dans nos oreillers" mais bien sûr nous étions facilement démasquées !
Nous mettions un point d'honneur à dire une dernière phrase chacune avant de dormir :
- bonsoir Louisianne chérie
- bonsoir Camomille chérie.
Après cela interdiction de reparler. Mais comme nous étions d'insatiable bavardes, nous recommencions à parler, ce qui fait que nous devions nous redire la phrase fétiche quatre ou cinq fois !
Les week-ends, dans la maison de campagne, mes parents dormaient dans une chambre et tous les enfants dans l'autre. Cette fois mon frère Cédric était avec nous, élevé avec des filles, il n'a rien à leur envier côté bavardages ! Nous nous racontions des histoires, chacun notre tour, et nous terminions par les phrases fétiches, sauf que nous ajoutions Cédric chéri et papa chéri et maman chérie, vu qu'ils entendaient tout dans la chambre à côté. Ma petite soeur Servane née dix ans après moi, n'a pas vécu cela, elle dormait avec mes parents.
Le temps a passé. Ça m'a fait tout drôle de me retrouver seule avec un mari peu enclin à parler, et surtout pas au lit !
J'en arrivais à regretter de ne pas dire "bonsoir Camomille chérie" avant de dormir.
Lorsque mes filles ( deux ans d'écart) partageaient la même chambre, ça me faisait tant rire de les entendre discuter dans le noir, que je n'avais pas le coeur de leur dire de se taire ! Même quand elles ont eu chacune leur chambre, il leur arrivait de dormir l'une dans la chambre de l'autre pour piapiater !
Il y a deux ans ma soeur Servane nous a invité à passer un week-end dans la maison de campagne de son beau-père. Nous n'avions plus la maison de campagne et avions décidé de faire une fois par an un week-end tous ensemble, dans un gîte ou ailleurs.
Servane qui est chez elle, dort avec son mari dans une petite chambre. Nos dix enfants ravis tous dans une chambre. Je partage une grande chambre avec Camomille et son mari, Cédric et sa femme. Et voilà que mon frère se met à dire "Bonsoir Camomille chérie, bonsoir Louisianne chérie". Nous éclatons de rire à ce souvenir et nous mettons à nous raconter les mêmes bêtises qu'avant tandis que la femme de Cédric et le mari de Camomille nous prennent pour des authentiques cinglés !
Mes filles ont grandi. L'été je dors dans un grand lit, elles dans des lits superposés. Et nous parlons le soir. Nous rions comme des gamines... Bien sûr je reste la mère et il leur arrive de se raconter des choses que la pauvre vieille ne peut pas comprendre.
En juin je suis allée à Center Parc avec ma mère et ma soeur Servane. Servane s'est retrouvé du jour au lendemain seule avec ses deux filles, son charmant mari parti avec une autre. Alors comme j'emmène tous les ans ma mère prendre l'air à Center Parc, j'ai emmené Servane et ses filles. Nous nous retrouvons dans la même chambre. Sa fille de 3 ans dort par terre sur un matelas et s'endort très vite. Nous nous mettons à parler. Bien sûr la période difficile que vit Servane suscite les confidences. Quand elle veut dormir, je proteste, non non avec Camomille on parlait bien plus longtemps que ça !
J'avais oublié ce plaisir là... C'était si loin !
Et puis il y a eu cet été. Athéna est avec son copain. Elle ne dort plus dans notre chambre. Elle en ressent une certaine jalousie parfois, et nous dit que quand Martin remontera à Paris où il a des démarches à faire elle reviendra dormir avec sa mère et sa soeur !
En juillet je descends tous les vendredis soir en voiture. Artémis ne se couche pas tant que je ne suis pas là. Vers minuit en général, sauf cette fois là où je suis partie plus tard. Artémis m'appelle régulièrement pour savoir où j'en suis. Une amie à elle Sophie que je connais bien attends avec elle. Je lui dis plusieurs fois au téléphone de se coucher de ne pas m'attendre. J'arrive à deux heures.
Je dis à Sophie de rester dormir, elle ne va pas réveiller ses parents si tard. Les deux filles se couchent dans les lits superposés, moi dans le mien. Je croyais être épuisée par le voyage. Erreur. Nous nous mettons à parler et c'est génial. Nous parlons jusqu'à 4 heures et nous tombons de fatigue...
Une autre fois c'est une autre amie des filles qui dort à la maison. La conversation est moins intéressante, ce n'est pas magique avec tout le monde. De plus elle a du mal à comprendre que l'on ait encore envie de parler, Artémis et moi !
Un soir deux copains de mes filles dorment à la maison après une fête. Athéna et Martin propose un lit dans leur grange, mais ils ne veulent pas déranger le petit couple.
Comme ma tribu est partie, les lits ne manquent pas, je leur propose une chambre. L'un deux proteste : oh non on dort avec vous ! Je propose alors qu'Artémis dorme avec eux dans une autre chambre. Non rien n'y fait. L'un deux me connaît bien, il sait que j'aime parler, il me parle souvent. Il dit à mes filles qu'il veut leur piquer leur mère !
Du coup nous dormons tous les quatre, je cède mon lit aux garçons. Et nous parlons jusqu'à 5 heures. Bien sûr avec les garçons ce ne sont pas des confidences, ce sont beaucoup plus de bêtises.
Le lendemain au petit déjeuner quand nous évoquons nos âneries, Athéna n'est pas contente, la prochaine fois on fait un dortoir !
Il y a eu aussi des soirs où par un jeu de lits musicaux (comme les chaises on tourne quand une des filles veut dormir avec une cousine ou qu'une des deux n'est pas là), je me suis retrouvée avec une seule de mes filles dans la chambre. Et là j'ai retrouvé les joies d'antan...
A moins de trouver un jour un Jules aussi bavard que mon frère, le jour où mes deux filles seront parties, il faudra que je songe à créer une communauté de filles qui aiment parler dans le noir !
